samedi 23 septembre 2017

Il m'arrive de causer dans le poste (en espagnol) [à l'affiche]

Le 6 septembre 2017, Café La Poesía (à l'étage, privatisé pour l'occasion)
entre Esteban Ocampo, à gauche, et Nolo Correa, à droite.

Ce week-end, ce matin et demain, aux aurores, Radio Rivadavia diffuse les deux interviews que j'ai enregistrées à Buenos Aires le mardi 5 septembre 2017, dans l'émission Juntos, animée par Nolo Correa, un des meilleurs intervieweurs du paysage audiovisuel argentin (l'émission dispose de sa propre page Facebook). Lui-même affirme qu'il laisse volontiers la parole à ses invités parce que c'est le meilleure façon de rendre son émission intéressante pour le public et pour lui-même, de faire de son émission un lieu où il apprend beaucoup de choses, où il s'enrichit autant que les auditeurs ou les téléspectateurs. Et cela en fait un hôte très apprécié, qui vous écoute vraiment, les yeux dans les yeux, au lieu de regarder sa montre. Et cela ne l'empêche pas de contrôler le temps d'antenne.


Avec lui, j'ai enregistré à deux reprises, d'abord dans le studio de Radio Rivadavia, seule, et le lendemain, à ma demande, en partageant le temps d'antenne avec l'historien et reconstitueur Esteban Ocampo, à l'étage du Café La Poesía (1), transformé en studio de télévision par Nolo et sa petite équipe. Des très beaux souvenirs de ce nouveau voyage en Argentine !


Au début de la semaine, j'ai mis en ligne sur les pages Radio de mon site Internet une courte interview donnée depuis la salle du Congrès d'histoire de San Juan à Concepto Radio, du journaliste Ricardo Olivera. Ce fut une entrevue tout à fait imprévue, obtenue au dernier moment par l'un des membres de la Junta de Estudios Históricos de San Juan, et donnée sur un téléphone portable, en espagnol et en direct, alors que je tâchais de mettre en place les documents à projeter quelques minutes plus tard dans ma conférence sur la Traversée des Andes telle qu'elle avait été rapportée par la presse européenne en 1817 (sources britanniques, françaises et suisses). L'acrobatie intégrale !


Au-delà de cette interview mémorable (pour moi, au moins !), je dois encore mettre en ligne deux autres entretiens, enregistrés quant à eux à Villa Mercedes (San Luis), au studio de Radio Cultura, là encore en direct, dans une émission du soir intitulée La Breve Palabra. Il s'agit de l'enregistrement de l'année dernière, que j'ai reçu pendant mon séjour dans la province de San Luis, et de celui de cette année, qui devrait m'être envoyé d'ici quelques jours. L'émission dure une bonne heure, j'ai donc du travail de découpage à réaliser pour donner à ces documents Mp3 la taille requise par l'hébergeur de mon site.

Dans le petit studio de Radio Cultura à Villa Mercedes
à ma gauche, la toute nouvelle présidente de l'Alliance Française de Villa Mercedes,
Andrea Campos Biassi

Une autre interview télévisée, prise au pied de la statue de San Martín, devant la mairie de Villa Mercedes, devrait m'être adressée d'ici peu, si les journalistes de la mairie tiennent leur parole. Elle est passée à l'antenne la veille de ma conférence au Colegio de Arquitectos de la Province de San Luis sur les sources francophones concernant la vie et l'œuvre de San Martín, en cette année du bicentenaire de la Traversée des Andes, dont les trois provinces de Cuyo (Mendoza, San Juan et San Luis) furent les grandes protagonistes.

Vous trouverez sur mon site Internet une série consistante d'interviews dans les deux langues sur l'ensemble de mes livres et des recherches qui les nourrissent.



(1) Cet établissement fait partie des rares cafés dont la fondation remontent aux années 1860. Horacio Ferrer en a intégré le nom dans une valse, dont la partition est de Raúl Garello,  Lulú, dédiée à sa femme, qu'il a rencontrée dans ces lieux, au cours d'une réunion organisée par... Nolo Correa, qui a en a fait sa tanière (su guarida) depuis longtemps...
Lulú fait partie du corpus de textes que j'ai traduits dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, publié aux Editions du Jasmin, en mai 2010.

Rebondissement dans l'affaire Maldonado [Actu]

Página/12 ne fait pas les choses à moitié : il consacre toute sa une à l'affaire
Le policier à côté du juge récusé appartient à la police fédérale (et non à la gendarmerie)

L'affaire Maldonado est l'un de ces dossiers empoisonnés qui donnent lieu à toutes les interprétations politiques possibles et imaginables. Il s'agit de la disparition, le 1er août dernier, d'un jeune artisan, militant kirchneriste, Santiago Maldonado, qui manifestait aux côtés de Mapuches (plus ou moins authentiques) (1) qui revendiquaient le respect par la Gendarmerie de l'inviolabilité de leur territoire sacré. Il s'avère que d'autres Mapuches avaient, quant à eux, donné à la Gendarmerie le droit de fouler ces terres, qui sont bel et bien sacrées mais qui ne sont pas interdites pour autant.

Depuis le 1er août, Santiago Maldonado n'a plus réapparu et ses camarades de militance affirment que la dernière fois qu'il a été vu, il était avec des gendarmes. La ministre de la Sécurité, Patricia Bullrich, connu pour son visage peu souriant et sa manière de s'exprimer quelque peu rude (façon Nadine Morano, en France), a soutenu avec force la Gendarmerie, déniant toute implication d'un de ses membres dans cette disparition. Par la suite, d'autres membres du Gouvernement se sont montrés moins affirmatifs et il est possible, mais non encore prouvé, que des éléments des forces de l'ordre aient commis des actes répréhensibles ou qu'ils aient suivis des ordres très discutables, qu'ils soient venus du cabinet de la ministre ou de leur chef de section. La gauche kirchneriste s'est emparé de ce douloureux incident pour accuser le Gouvernement d'en être le commanditaire.

Sur la une de La Nación, le titre n'occupe qu'un quart de la une
(voir mon article du 21 septembre sur cette question)
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Partout où je suis passée en Argentine lors de ma tournée de conférences cette année, en août et septembre, j'ai pu constater que les plus tempérants des non-kirchneristes sont persuadés que ces accusations très graves relèvent d'une tentative de manipulation de l'opinion publique de la part d'une partie très activiste de l'opposition et participent de la stratégie traditionnelle des péronistes lorsqu'ils se retrouvent en minorité. J'ai vu ces personnes excédées par l'instrumentalisation de cette affaire (2). Aux élections, les péronistes de gauche font d'excellents gagnants et, trop souvent, de détestables perdants. A la suite d'une défaite, ils ne reculent devant aucun mensonge pour tirer la situation à leur avantage. Et il faut avouer que pour assimiler le présent gouvernement à la dernière dictature militaire (3), il faut une bonne dose de mauvaise foi : la Justice marque en effet de plus en plus son indépendance vis-à-vis du pouvoir exécutif, se prononçant tantôt dans un sens, tantôt dans l'autre, en fonction des éléments du dossier davantage, semble-t-il, que d'instructions gouvernementales, qui n'existeraient plus (4).
C'est ainsi qu'il y a un mois le tribunal électoral a déterminé que dans la Province de Buenos Aires, l'ancienne présidente, Cristina Kirchner, était arrivée en tête des PASO (les primaires argentines), devant le candidat de la majorité à un siège de sénateur, Esteban Bullrich, ancien ministre de l'Education nationale, pour une poignée de voix (courte différence qui avait précisément obligé la justice à intervenir).
Dans plusieurs procès contre des criminels de la dictature, les juges ont récemment prononcé des peines de prison ferme assez lourdes, contre des vieillards, qui dorment derrière les barreaux. Après la manifestation du 1er septembre, qui s'est conclue par des destructions en tout genre sur Plaza de Mayo (5), le juge a siégé exceptionnellement le dimanche pour entendre les 31 personnes arrêtées pour vandalisme et il a finalement décidé la mise en liberté de trente d'entre elles, alors que les prte-parole de la manifestation, sans un mot d'empathie pour les 15 gendarmes blessés par les émeutiers et hospitalisés, criaient à la répression politique de la part des forces de l'ordre (et la levée d'écrou du dimanche les a réduits au silence).
Et hier, la justice fédérale a donné raison à l'une des parties civiles, le CELS, association des droits de l'homme présidée par Horacio Verbitsky, l'un des principaux rédacteurs de Página/12, et a révoqué le juge Guido Otranto, chargé de l'instruction sur cette affaire de disparition. La chambre fédérale a en effet reconnu la validité du soupçon de partialité et elle a nommé un autre juge, qui devra se consacrer exclusivement à cette enquête. En revanche, les demandes de l'autre partie civile, constituée par la famille du disparu, ont été rejetées par le tribunal.

Clarín préfère rester sur l'affaire Nisman, qui met à mal l'opposition
L'affaire Maldonado n'a droit qu'à un titre subalterne, dans la colonne de droite
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Le journal La Nación relève que cette décision de la chambre fédérale a été saluée de manière constitutionnelle par le gouvernement qui aurait pourtant préféré le maintien du juge Otranto. En effet, cinquante jours après l'ouverture de l'instruction, on pouvait espérer une première décision à la mi-octobre, c'est-à-dire juste avant le premier tour des élections de mi-mandat, alors que le changement de magistrat va faire durer la première phase de la procédure jusqu'au mois de décembre. L'affaire va donc continuer d'empoisonner la campagne électorale à cause de sa politisation forcenée par une opposition, qui n'a pas vraiment tiré son épingle du jeu des PASO et risque de rester en minorité jusqu'à la fin du mandat présidentiel.

Pour en savoir plus :
lire l'analyse de La Nación sur les réactions à la Casa Rosada



(1) Il n'est pas rare en effet que la qualité de membre d'un peuple originaire soit usurpée (si tant ait que cette qualification ait un sens) par certains militants de gauche auxquels cette supercherie apporte quelques facilités pour se faire entendre, pour obtenir des subsides, pour mener à bien des chantiers, puisqu'il existe des politiques, provinciales ou nationales, censées soutenir la survie culturelle de ces peuples et appliquer une tolérance pour des modes d'administration qui sortent du droit romain qui s'applique dans le reste du pays.
(2) Il faut avouer que la multiplicité des affiches réclamant qu'on retrouve Santiago Maldonado vivant fait réfléchir : d'où sort l'argent utilisé pour imprimer autant d'affiches, d'aussi grande taille et d'aussi bonne qualité, que l'on voit absolument partout dans tout le pays, alors que l'événement s'est produit dans la province de Neuquén, en pleine Patagonie ? Comment se fait-il que cet argent, en pleine année électorale, n'a pas été budgété sur d'autres actions que les partis de l'opposition de gauche disent urgentes pour soulager la misère que la politique actuelle développe à grande vitesse ? Le moins que l'on puisse dire est que tout cela n'est pas très clair.
(3) On peut ne pas honnêtement confondre dictature militaire et modèle néo-libéral (tel qu'il est appliqué actuellement en Argentine). Cette confusion, entretenue dans le discours électoral kirchneriste, relève du manque de nuance dans l'Argentine militante, où tout est toujours tout blanc ou tout noir.
(4) Rappelons que François Hollande avait lui aussi déclaré que sous son autorité, le gouvernement français ne donnerait plus de directives sur des affaires en cours, que personne n'y avait cru dans le pays, que la droite a tout fait pour accréditer le contraire (notamment pendant l'affaire Fillon) et qu'il s'avère que ce fut pourtant la pratique pendant tout le quinquennat. Donc ce n'est pas parce que l'opposition argentine ne veut accorder aucune foi aux déclarations de la majorité en place que celle-ci ment comme un arracheur de dents...
(5) J'y ai fait écho en son temps sur ma page Facebook.

jeudi 21 septembre 2017

Les nouvelles pistes de l'enquête Nisman [Actu]

La Nación la joue modeste : la photo de une est pour le Mexique.
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L'affaire Nisman, du nom de ce procureur retrouvé mort dans son appartement au soir d'un étrange dimanche d'été, le 18 janvier 2015, à la veille de sa comparution devant le Congrès où il devait exposer les raisons qu'il avait de vouloir poursuivre en justice la présidente Cristina Kirchner (alors en exercice), vient de changer de cours pour la seconde fois.
Il y a quelques mois, l'affaire, qui dépendait jusque-là de la justice de la Ville Autonome de Buenos Aires, est passée à la justice nationale, qui a confié à la gendarmerie la tâche de refaire toutes les expertises, dans des conditions difficiles puisque la scène de crime n'a pas été conservée (l'appartement a été reloué à d'autres occupants quelques mois après le drame).
Dans le dossier d'instruction confié à la procureure portègne, Viviana Fein, partie à la retraite depuis, les pistes suivies privilégiaient la piste du suicide, ce que la famille du défunt, sa mère et son ex-épouse, la mère de ses enfants (elle-même juge fédérale), contestait formellement.

D'après ces nouveaux examens, dont les résultats ont été rendus publics hier comme cela était annoncé depuis le début de la semaine, on aurait affaire à un assassinat : le magistrat aurait été drogué par deux personnes puis exécuté dans sa salle de bain par deux personnes qui auraient ensuite faire croire à un suicide et nettoyé les lieux avant de disparaître sans être vus (il s'avère que plusieurs caméras de surveillance de l'immeuble ne fonctionnaient pas ce soir-là et que les gardes du corps du juge ont gardé toute la journée une étrange inertie). Elisa Carrió, l'une des leaders de l'anti-kirchnerisme, ne cache pas ses convictions et ne s'embarrasse pas de conditionnel. Elle affirme tout de go qu'Alberto Nisman aurait été assassiné sur ordre de la présidente (il existe entre les deux femmes une formidable haine réciproque).

Página/12 détourne l'attention vers la grève des lycéens
qui protestent contre une réforme qui, à Buenos Aires, les obligera
à faire un stage en entreprise au cours de leur scolarité
L'affaire Nisman est traitée dans l'un des petits titres en bas

Aujourd'hui, Cristina Kirchner a choisi de faire la une de l'actualité en se prêtant à une nouvelle et retentissante interview sur une radio et avec un journaliste qui lui sont ouvertement favorables. Elle y accuse amplement le gouvernement en place de manipuler l'opinion publique pour imposer son modèle néo-libéral. Elle cherche ainsi à reprendre l'avantage (ou à ne pas perdre ses électeurs) alors que la campagne électorale bat son plein (renouvellement des chambres en octobre).

Comme on pouvait s'y attendre, la presse se partage en deux camps : la presse de droite (La Nación et Clarín) étalent les conclusions des experts dans tous les sens tandis que le titre de gauche, Página/12, critique autant qu'il est possible la gendarmerie, qui aurait agi sous pression politique. C'est d'ailleurs le discours permanent de ce quotidien sur cette institution depuis la disparition d'un militant de gauche, le 1er août dernier, alors que la gendarmerie tâchait d'inspecter un terrain patagonien que les Mapuches considèrent comme sacré.

De toute évidence, l'affaire Nisman est relancée. Elle restera une pierre de discorde entre la gauche (kirchneriste) et le reste du spectre politique et en termes de procédure pénale, elle va devenir ce qu'est en France l'affaire Grégory ou en Belgique l'affaire Dutroux, une enquête ratée, un scandale judiciaire et une source à fantasmes et à rumeurs de toutes sortes, appréciée de tous les complotistes.

Pour en savoir plus :
lire l'article secondaire de La Nación, qui confirme une série d'échanges téléphoniques entre membres des services spéciaux pendant et après la commission du meurtre
lire l'article de Clarín, qui avait déjà annoncé ces conclusions, comme un scoop, au début de cette semaine.

Ajout du 22 septembre 2017 :
lire cet article de Página/12 sur le lâchage du corps des médecins légistes par la Cour Suprême, auquel ce corps, qui appartient à la Police fédérale, est subordonné. Or ce sont des médecins légistes qui avaient établi les premières expertises dans l'affaire, alors instruite par la procureure Fein.
Si l'on rapproche la rapidité de ce lâchage avec la ténacité qu'a montrée la ministre de la Sécurité, Patricia Bullrich, pour défendre la gendarmerie (qui est sous ses ordres), alors que cette institution est montrée du doigt dans la disparition de Santiago Maldonado au début du mois d'août, il y a de quoi se poser des questions quand on est dans l'opposition et en pleine campagne électorale.

samedi 16 septembre 2017

Résurrection à Congreso : El Tropezón rouvre ses portes [Actu]

Photo Juan Manuel Foglia (pour Clarín)

Une passionnée de tango vient de rouvrir les portes d'un restaurant qui eut son heure de gloire au début du XXème siècle : situé à proximité du Congrès argentin et ouvert à toutes les heures du jour et de la nuit, El Tropezón a accueilli dans sa clientèle tous les caciques de la politique argentine jusqu'à sa fermeture en 1983.

Dans les années 1920 et 1930, c'est un autre client qui a fait sa réputation : Carlos Gardel venait la nuit s'y restaurer d'un puchero de gallina, sorte de poule au pot à l'américaine, avec des épis de maïs là où nous aurions mis un céleri-rave. Un plat populaire et un restaurant si apprécié que l'auteur-compositeur Roberto Medina leur a dédié un tango, rendu célèbre par son interprète, le chanteur Edmundo Rivero.

Les medialunas de manteca (croissant viennois au beurre) vous attendent pour la merienda (vers 18h)

El Tropezón vient donc de ressusciter grâce à une nouvelle propriétaire qui a tout remis en état, en modernisant la salle et la carte... Et on peut y déjeuner, y dîner ou prendre un café dans ces murs historiques, dans un décor pour lequel un effort notable a été réalisé : il y a des éléments de la vaisselle d'origine ainsi que des verrières restaurées à l'identique.

Pour aller plus loin :
lire l'article de Clarín qui saluait ce retour hier matin
écouter Pucherito de gallina (chanté par Edmundo Rivero, dans la discothèque en ligne de Todo Tango)

Ajout du 19 septembre 2017 :
lire cet article de Clarín sur le retour du puchero maison. Il paraît qu'il est fameux !

Un nouveau ballet pour le nouveau San Martín [à l'affiche]

Photo Teatro San Martín (Complexo Teatral de Buenos Aires)

A partir d'aujourd'hui, samedi 16 septembre 2017, à 16h, le Teatro San Martín, qui vient de rouvrir ses portes après plusieurs années de travaux (avenida Corrientes 1530), propose un nouveau ballet sur la Neuvième de Beethoven. La chorégraphie est due à l'ancien directeur du Ballet du Teatro San Martín, Mauricio Wainrot, bien connu des Bordelais et du Grand Théâtre de la métropole girondine, et qui occupe à présent les fonctions de directeur des Affaires culturelles au Ministère des Relations Extérieures et du Culte du gouvernement national (sous l'autorité de Jorge Faurie, qui fut jusqu'à la fin mai ambassadeur argentin en France).

Curieusement, c'est Página/12, qui ne porte pas le gouvernement Macri aux nues, qui consacre à ce spectacle un article entier dans ses pages culturelles aujourd'hui, publiant même une interview du chorégraphe...

Le prix des places varie de 90 à 120 pesos. Le jeudi, les places sont à 60 $ ARG.

Le spectacle a lieu les samedis et dimanches, les jeudis et les vendredis, jusqu'au 30 septembre prochain.

Pour aller plus loin :
consulter la page du spectacle sur le site du théâtre
visiter la page Facebook du théâtre.

mercredi 13 septembre 2017

Vázquez veut passer à autre chose en s'appuyant sur Topolansky [Actu]

Lucía Topolansky a choisi de se faire photographier au milieu de quelques poules fières comme des coqs
tandis que leur éleveuse porte un vieux pantalon de survêtement tout bouloché !
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Avant-hier, le président uruguayen Tabaré Vázquez n'avait qu'une hâte : refermer au plus vite la parenthèse du désastre politique que constitue, depuis dimanche, la démission contrainte de Raúl Sendic, le premier vice-président de son actuel mandat, cerné par les scandales de malversation et d'usurpation de titre universitaire. Cet épisode spectaculaire, qui a tourné tous les regards du sous-continent vers Montevideo, s'intègre dans une longue histoire d'avatars touchant les vice-présidents uruguayens, qui président aussi le Sénat, comme dans l'Argentine voisine et selon le modèle offert par la constitution des lointains Etats-Unis.

La une de El País hier, 12 septembre 2017
Vázquez se rend au pupitre pour délivrer son discours au pays devant le gouvernement
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Devant le conseil des Ministres, Tabaré Vázquez, qui n'était pas sorti de chez lui dimanche, a engagé tout son gouvernement à regarder vers l'avant, sans plus s'attarder sur le passé. Circulez, il n'y a rien à voir, comme l'a titré El Observador à la une dans son édition d'hier, illustrée par une photo-caricature du chef de l'Etat. Vásquez a interprété la campagne d'opinion qui a abouti à la démission de Sendic comme un épisode brutal, un harcèlement tel qu'on en a jamais vu dans le pays. Toute la presse a repris ces propos qui ne reflètent évidemment pas l'opinion du citoyen lambda, écœuré par l'attitude de ce vice-président qui s'était embourbé dans ses mensonges et ses dénégations depuis de nombreux mois.

Une de La República de ce matin
de gauche à droite : Mujica, Topolansky et Vázquez
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Aujourd'hui, la nouvelle vice-présidente prête serment et prend ses fonctions, après avoir laissé son siège sénatorial à un autre membre du MPP, son parti d'origine, fédéré dans le regroupement de toute la gauche gouvernementale, le Frente Amplio, organisation politique de la gauche plurielle (1) qui structure la majorité nationale actuelle, depuis le premier mandat de Tabaré Vázquez, et qui a été bien mis à mal par ce fort peu glorieux incident.

La une de El Observador d'hier
On peut traduire le gros titre par notre expression :
Circulez, il n'y a rien à voir !
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Lucía Topolansky est la première femme à accéder à ces fonctions dans l'histoire de la République Orientale de l'Uruguay. Elle a soixante-treize ans. Elle est l'épouse de l'ancien président José Mujica, connu pour son verbe haut et la frugalité de sa vie quotidienne, qui n'est pas sans rappeler certains héros désintéressés de l'époque indépendantiste, l'époque fondatrice pour ces pays du Cono Sur. Lucía Topolansky est agricultrice et, comme son mari, elle exploite sa propre entreprise agraire, en parallèle avec son action politique, dans un pays où l'agriculture est source de prestige pour qui possède ses terres (2). C'est une militante de gauche de très longue date, à l'engagement incontestable de ce côté-là du spectre idéologique national (et continental). Bien entendu, pour cette même raison, elle n'est ni aimée ni respectée par de (trop) nombreux citoyens de droite qui l'insultent copieusement dans les commentaires qu'ils laissent sur les sites Internet des quotidiens, dissimulant avec courage leur identité dans l'anonymat de leurs pseudos.

Une de La República hier
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Lucía Topolansky se veut un pont entre les gens (3) et une négociatrice au service du pays, pour ce qu'il reste à couvrir du second mandat du Président Vázquez, qui avait gouverné avant son mari, avant de lui succéder, puisque la constitution uruguayenne, qu'il a refusé de faire modifier, interdit au chef de l'Etat d'exécuter deux mandats consécutifs.

Pour en savoir plus :
hier
lire l'article de LR21 (journal en ligne)
aujourd'hui
lire l'article de une de El Observador, qui publie une interview de Lucía Topolansky



(1) pour utiliser une expression qui fit florès en France mais qui ne reflétait pas une réalité politique bien solide, à en croire les résultats électoraux successifs et l'actuel paysage éclaté de la gauche nationale.
(2) C'est une réalité sociale et symbolique dans toute l'Amérique du Sud, Brésil compris.
(3) Remarquez l'emploi de la sémantique du Pape François, le pape argentin qui a mis ses paroles en actes sur le continent, en s'impliquant à Cuba et, la semaine dernière, à nouveau, en Colombie !

lundi 11 septembre 2017

Prochaine dédicace : rendez-vous à la Fête de l'Huma [ici]


A peine de retour en France, je dédicacerai mes livres sur la culture populaire de l'Argentine au Village du Livre de la Fête de l'Huma, ce vendredi 15 septembre 2017, dans l'après-midi, à l'ouverture de la manifestation, au Parc départemental Georges Valbon, à La Courneuve (93). Mon arrivée est prévue vers 14h30.
La Fête de l'Huma ouvre ses portes à 14h.

Dégustation de mate argentin, tout juste rapporté dans mes bagages, sur le stand des Editions du Jasmin.


L'entrée à la Fête de l'Huma est à 35 € le pass de trois jours (il n'y a pas d'autre formule pour l'entrée seule) mais elle est gratuite pour les moins de 15 ans.
L'entrée au Village du Livre est comprise dans le forfait.

Pour en savoir plus :

Changement de vice-président en Uruguay [Actu]

Lucía Topolansky (photo El Observador)
C'est l'hiver en Uruguay et le week-end a été pluvieux et orageux.

Samedi dernier, le vice-président, Raúl Sendic, a dû présenter sa démission devant de graves accusations concernant une usurpation de titre universitaires et des malversations diverses et variées, entraînant l'Uruguay dans la chaîne de scandales qui atteint un à un les gouvernements ou ex-gouvernements de gauche en Amérique du Sud.
Aujourd'hui, le conseil des ministres a validé le choix de la sénatrice Lucía Topolansky, l'épouse de l'ancien truculent président de gauche José Mujica, pour occuper ce poste-clé dans la constitution uruguayenne.

Une de La República ce matin à Montevideo,
alors que la rumeur annonçait la nomination probable de Lucía Topolansky
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C'est la première fois qu'une femme accède à cette fonction dans ce pays de quatre millions d'habitants souvent comparé à la Suisse, pour son secret bancaire et sa discrétion diplomatique.
José Mujica a imposé une réputation d'homme incorruptible que rien n'est jamais venu entaché à cette heure. Le choix de son épouse, militante de toujours, est donc un message très significatif de la part du gouvernement et du président en fonction, Tabaré Vázquez, lui-même très apprécié pour son honnêteté et la force de ses convictions. Il exerce son deuxième mandat non successif (puisque la constitution uruguayenne interdit au chef de l'Etat de se représenter à l'élection à l'issue d'un mandat).

Une de El País de ce matin
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jeudi 7 septembre 2017

Nouvelle série de conférences au CETBA [Chroniques d'Argentine]


Sans doute mon dernier article des Chroniques d'Argentine pour cette année 2017 et un long silence avant de reprendre la plume (ou la souris) mardi ou mercredi, depuis le sol français :
demain,  vendredi 8 septembre 2017, à 20h30, le CETBA (centre de formation au tango de Buenos Aires) propose une nouvelle série de conférences sur les archives sonores, cinématographiques et télvisuelles du genre, grâce à l'immense collection constituée par Gabriel Soria, président de la Academia Nacional del Tango.

Pour les passionnés de musique qui parlent espagnol (bien sûr) et veulent en savoir plus sur les grands orchestres qui ont marqué l'histoire du tango.

mercredi 6 septembre 2017

Une tournée bien remplie jusqu'au dernier jour [Chroniques d'Argentine]

La dernière semaine de cette tournée 2017 aura été celle des activités imprévues (rien d'étonnant à cela en Argentine, les Sud-Américains sont les champions de l'improvisation), des activités toutes plus prestigieuses les unes que les autres.

La photo qu'il ne faut pas manquer de prendre
dans le grand hall d'honneur du régiment des grenadiers à cheval
quand ils sont dans leur bel uniforme de gala
Ici trois membres de la musique du régiment
qui s'apprêtaient à donner la sérénade à la colonelle et ses inivtées

C'est ainsi que dimanche dernier, le 3 septembre, j'ai été invitée à prendre la parole devant un parterre de dames dans l'un des salons de réception de la caserne du Régiment des Grenadiers à cheval, à Palermo, où la colonelle recevait les femmes d'officiers et quelques dignitaires sanmartiniennes, comme l'historienne Florencia Grosso, pour célébrer l'anniversaire de naissance de Mercedes de San Martín, fille du fondateur du régiment, le général du même nom dont on fête cette année le bicentenaire du passage des Andes. L'épouse du colonel Armanelli m'a donc fait l'honneur de me choisir comme conférencière pour cette occasion. Joli souvenir et belles rencontres, là où le mercredi précédent j'étais venue écouter le conférencier Esteban Ocampo, spécialiste de la cavalerie historique, que j'avais rencontré au Congrès d'histoire de San Juan, où nous intervenions tous les deux.

Hier, mardi 5 septembre, j'enregistrais une série d'interviews pour l'émission de Nolo Correa, dans les studios de Radio Rivadavia, AM 630, situés rue Arenales, la rue où se produit la rencontre entre la belle bourgeoise de Recoleta-Palermo et le fou échappé de l'asile de Balada para un loco, de Piazzolla et Ferrer (1).

Et c'est encore Nolo Correa que je dois retrouver aujourd'hui, sur le coup de 15h (heure locale), pour enregistrer une interview, cette fois-ci pour la télévision, dans un autre lieu de Buenos Aires rendu lui aussi immortel par la poésie du Maestro Horacio Ferrer, le café La Poesía, où il rencontra sa femme et sa muse, Lulú Michelli, au cours d'une émission... de Nolo Correa !

Demain, je me rendrai au Colegio del Centenario, à Florencio Varela, dans la banlieue sud et populaire de la capitale fédérale. Mais cela, c'était prévu !

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Enfin vendredi soir, à 18h30, ce sera ma dernière activité dans cette belle ville de Buenos Aires et cette terre argentine que j'aime tant : une rencontre en français autour du thème de la traduction littéraire avec des élèves interprètes et traducteurs de l'Instituto de Enseñanza Superior de Lenguas Vivas Juan Ramón Fernández, dans la rue Carlos Pellegrini, à Palermo, près de la grande avenue Libertador.

Ces activités ont toutes un caractère privé au moment où elles sont menées et ne sont donc pas ouvertes au grand public en direct.

Dimanche 3 septembre 2017, pendant ma conférence dans l'après-midi
mais c'est l'hiver : la nuit était déjà tombée !
Gracias, Carol, para sacarme la foto.

Tout cela pour vous dire qu'il y aura bientôt sur mon site Internet de nouvelles émissions de radio à écouter et sans doute quelques images de télévision.

D'ici là, vous pouvez découvrir quelques unes de ces institutions à travers leurs pages Web :
le régiment des Grenadiers à cheval est sur Facebook et il a un site Internet
l'Institut Lenguas Vivas dispose d'un site et d'une page Facebook
Radio Rivadavia a son propre site et sa page Facebook
le Café la Poesía est sur Facebook



(1) Balada para un loco est l'un des tangos que j'ai traduits dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, un texte que je commenterai aux étudiants de Lenguas Vivas vendredi prochain. Le livre est disponible aux Editions du Jasmin
(2) Lulú fait également partie du corpus de 231 letras contenues dans ce livre, le premier de ceux que j'ai publiés.

Encuentro chez Jacqueline, avant Si sos brujo [Chroniques de Buenos Aires]


Pour ceux qui se trouveront à Buenos Aires ce samedi 9 septembre 2017, il y a quelque chose à ne pas manquer à Palermo.
La chanteuse Jacqueline Sigaut reçoit chez elle.
Il faut se tenir aux consignes indiquées sur le visuel diffusé en ligne.

dimanche 3 septembre 2017

Los Caminos de la Patria, documentaires sénatoriaux [Chroniques d'Argentine]


Le Sénat de la Nation argentine met en ligne à la disposition de tout le monde une série de documentaires d'une petite heure sur les plus importantes campagnes militaires de l'histoire du pays. A tout seigneur, tout honneur, c'est la Traversée des Andes par le Général José de San Martin pendant l'été 1817 qui ouvre la série qui a été solennellement présentée devant toutes les autorités du pays le 17 août dernier, fête patriotique consacrée à la mémoire du Padre de la Patria. L'idée originale du film est du président de la Chambre des Députés, Federico Pinedo (qui a rempli les fonctions de chef d'Etat pendant la courte transition entre Cristina Kirchner et Mauricio Macri, le 10 décembrre 2015 de minuit à midi).

La série compte cinq moyen métrages. Accès libre et gratuit.



Pour en savoir plus :
accéder au canal Youtube du Sénat argentin
lire la présentation officielle de la série documentaire
accéder à la page Facebook de la haute assemblée argentine.

Raul Lavié a quatre-vingts ans ! [Chronique d'Argentine]


Lundi 4 septembre 2017, à 19h30, la Academia Nacional del Tango fêtera les tout récents 80 ans du chanteur Raul Lavié (il est né un 22 août).

Entrée libre et gratuite au Palacio Carlos Gardel, premier étage, Avenida de Mayo 833.

mercredi 30 août 2017

Un beau film chez Jacqueline dans quinze jours [à l'affiche]


La chanteuse Jacqueline Sigaut propose le beau film de Caroline Neal sur la création de la Orquesta-Escuela Emilio Balcarce, Si sos brujo, chez elle le 15 septembre prochain.
Pour participer, il faut s'inscrire comme d'habitude et tout est indiqué sur le visuel d'invitation.
Entrée gratuite.

mardi 29 août 2017

La Milonga de la Uni se relooke [Chroniques d'Argentine]


C'est une institution de chaque premier vendredi du mois : le CETBA, ex-Uni (pour Universidad del Tango), propose une milonga avec entrée libre et gratuite et participation libre dont la recette est reversée à une organisation de soutien social.

Ce mois-ci, l'institution a changé son visuel... Pour entamer autrement le dernier quadrimestre de l'année scolaire, qui s'achèvera quelques jours avant Noël.

Pour ma part, ce soir-là, je "cause", en français puis en espagnol, dans une Alliance Française de la banlieue chic du nord-ouest de la capitale fédérale.

vendredi 25 août 2017

Troisième Congrès de Tango à la Academia [Chroniques d'Argentine]


La Academia Nacional del Tango prépare son troisième congrès sur le tango, sur le thème de l'identité nationale, et en hommage au tango à texte, dont on fête cette année le centenaire (premier enregistrement de Mi noche triste par Carlos Gardel, qui l'avait interprété pour la première fois l'année précédente, quelques mois auparavant).

Entrée libre et gratuite, au siège de la Academia Nacional del Tango, avenida de Mayo 833, les 31 août, 1 et 2 septembre, dans l'après-midi.

Malheureusement, mon propre agenda, organisé longtemps avant que ne soient publiées les dates du congrès, ne me permettra pas d'en profiter. Le 1er, je pars donner deux conférences à l'Alliance Française de Martinez, dans la banlieue nord-ouest, et le 2, une nouvelle conférence vient de s'ajouter à mon planning (elle était en préparation depuis longtemps), au Museo del Regimiento de Granaderos a Caballo et ce sera pour parler de San Martin et de la documentation française qui le concerne.

Le Bicentenaire chez les Grenadiers [Chroniques d'Argentine]


Le 30 août 2017 à 19h, l'historien militaire et reconstitueur Esteban Ocampo donnera une conférence au Museo del Regimiento de Granaderos a Caballo, à Palermo, le régiment d'élite créé par le général San Martin en mars 1812, à son arrivée en Amérique du Sud, après une enfance et une jeunesse passées en Espagne.
La conférence portera sur la Traversée des Andes dont l'Argentine et le Chili fêtent cette année le bicentenaire, la célèbre campagne de San Martin qui permit au Chili de récupérer sa liberté révolutionnaire et de déclarer son indépendance, sous la direction de Bernardo O'Higgins (1778-1842).

La manifestation est ouverte au public.
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles (la salle n'est pas grande).
Attention : enceinte militaire. Il faut s'inscrire au préalable (comme indiqué sur le visuel) et présenter un document d'identité en cours de validité pour entrer.

Un reconstitueur dans les Andes cet été
baisant respectueusement une réplique du drapeau de l'Armée des Andes
Photo Facebook Esteban Ocampo

Si vous êtes actuellement à Buenos Aires et que vous comprenez bien l'espagnol, notez ça dans votre agenda. Esteban Ocampo est un conférencier exceptionnel, vivant, doublé d'un historien très rigoureux. Le mariage de toutes ces qualités n'est pas si fréquent en Argentine où bien des historiens vulgarisateurs manquent et de sens de l'expression orale et de rigueur dans l'exposé des faits.

Pour en savoir plus :

jeudi 24 août 2017

Les champions du monde de tango font la une ! [Chroniques d'Argentine]

Cliquez sur l'image pour une haute résolution

Hier, ont eu lieu les épreuves finales du Mundial de Tango au Luna Park à Buenos Aires. Le couple qui a remporté le tournoi en catégorie tango de scène a fait sensation : le danseur est japonais et la danseuse argentine !
Mais c'est un autre couple qui fait la une de Clarin ce matin et qu'on retrouve en vidéo sur le site Internet du journal (voir la Colonne de Droite, partie basse, rubrique Actualité) : les champions sont en effet allés visiter la rédaction et ont fait une démonstration entre les bureaux et les chaises...

mardi 22 août 2017

Mini-muestra en la Alianza Francesa de Villa Mercedes [à l'affiche]

Texte en français en-dessous

En el cuadro del encuentro que tendré a la tarde, este martes 22 de agoto del 2017, con los alumnos de la Alianza Francesa de Villa Mercedes (San Luis), proponemos en la sede de la entidad una muestra de algunos documentos históricos de Francia acerca de la vida del general en el país galo y su monumento en la ciudad de Boulogne-sur-Mer, donde falleció el 17 de agosto del 1850.
Se trata de folletos de propaganda política que se publicaron durante la Monarquía de Julio sobre la denominada "Question de La Plata", o sea el bloqueo francés en contra de Rosas, y de varios artículos de prensa, tomados de Le Figaro y Le Temps (1909).

Los documentos, los elegí en sintonía con el mes sanmartiniano agregando unas fotos que saqué en Boulogne-sur-Mer, en un día soleado de abril del 2016. El director de la Alianza Francesa, Agutin Vanella, se encargó de toda la tarea de armar, hoy, entre clases y clases, la muestra en el sede de esta Alianza historica, fundada hace casi 70 años y que sigue proponiendo la cultura francesa en esta parte de la provincia. Le agradezco a Agustin su manejo de la Alianza y por darme la posibilidad de dialogar con los vecinos, en pleno centro del Interior argentino.


Pour illustrer la rencontre que j'aurai ce soir, heure argentine, avec les élèves de l'Alliance Française de Villa Mercedes, dans la province de San Luis, dans le centre de l'Argentine, le directeur Agustin Vanella, dont je voudrais saluer ici le travail passionné et le sens du dialogue entre les cultures pour le plus grand bien de cette petite ville qui m'accueille pour la deuxième année consécutive, et moi-même commenterons une petite exposition que nous avons monté avec des documents historiques que j'ai choisis autour de la propagande politique qui existait en France dans les années 1840 autour d'une querelle que le gouvernement de Louis-Philippe puis la Seconde République entretinrent avec celui de Rosas à Buenos Aires et de quelques articles de presse, très pittoresques, qui nous racontent, chacun à sa manière, l'inauguration de la statue de San Martin à Boulogne-sur-Mer par une pluvieuse journée d'octobre 1909, à la veille du premier centenaire de l'Argentine.


A cette occasion, j'offrirai à l'Alliance Française mon second livre sur San Martin, l'anthologie de documents historiques, reprenant l'original français du fameux "discours" de Sarmiento sur les deux libérateurs continentaux. En fait un essai écrit, dans une maîtrise de notre langue qui fait honneur à ce grand écrivain et intellectuel argentin que fut Domingo Faustino Sarmiento.