vendredi 24 mars 2017

Cristina devra comparaître et être jugée [Actu]

La Nación en fait sa une mais avec une certaine discrétion
La photo de une est pour les footeux !

Cristina Kirchner a été inculpée il y a plusieurs mois par le juge d'instruction Claudio Bonadio pour une affaire d'achat-vente à terme de dollars US, opérations effectuées dans le cadre des réalisations du budget fédéral d'un pays dont la devise est inconvertible depuis 2001. Le magistrat vient de clore son dossier et l'a transféré au tribunal pour une inscription au rôle d'audience de jugement.

L'ex-présidente devra donc passer en jugement avec 14 co-inculpés, dont plusieurs de ses anciens ministres et autres hauts commis de l'Etat sous son mandat.

L'annonce est intervenue hier, à la veille de l'anniversaire du coup d'Etat de Rafael Videla, dont les organismes de lutte pour les droits de l'homme ont obtenu qu'il devienne un jour férié sous le nom de Journée de la Mémoire, la Vérité et la Justice. Or ces organismes sont très favorables aux Kirchner mari et femme et conservent un bon souvenir de leur trois mandats successifs. C'est normal, les Kirchner les ont beaucoup appuyés, ont soutenu leurs revendications et financé leurs activités de toute nature avec de l'argent public.

C'est la première fois que Cristina Kirchner doit affronter une audience de jugement et ce n'est probablement par la dernière. Le juge Bonadio a d'autres enquêtes ouvertes, notamment sur les finances personnelles de l'ex-mandataire.

La Cour de cassation fédérale devra tirer au sort dans les jours qui viennent la chambre du tribunal qui aura pour charge de juger les quinze inculpés. Les audiences interviendront toutefois après que l'une des chambres de ce tribunal se sera prononcé sur le sort de Amado Boudou, l'ancien vice-président, qui fut le premier haut dignitaire inculpé pour des faits de corruption après le changement de couleur à la Casa Rosada.

Pour en savoir plus :
lire l'article de Página/12, très hostile à l'envoi de Cristina devant ses juges et qui décolère d'autant moins que le Président Mauricio Macri a décidé de ne participer à aucun des actes officiels qui marquent le caractère commémoratif de cette journée

Hebe de Bonfini reconnaît le caractère partisan de Madres de Plaza de Mayo [Actu]

La présidente de Madres de Plaza de Mayo, la très contestée et très contestable Hebe de Bonafini, vient de reconnaître verbalement que son organisation avait cessé d'être une association de lutte pour les droits de l'homme et s'était convertie en un organisme politique, partisan, de la mouvance kirchneriste.

Au cours de ces déclarations, Bonafini s'en est prise violemment à Estela de Carlotto, la présidente de Abuelas de Plaza de Mayo, qu'elle accuse de trahison car elle a récemment signé un accord de coopération avec la gouverneure de la Province de Buenos Aires, issue du Pro (droite libérale pure et dure) et donc alliée de Mauricio Macri.

La rupture est donc officiellement consommée entre d'une part Madres de Plaza de Mayo, la plus médiatique des deux organisations issues du même mouvement des mères de disparus sous la dictature militaire de 1976-1983, et les autres organisations de victimes du gouvernement putschiste : Madres linea fundadora, Abuelas, H.I.J.O.S., Familiares de Desaparecidos, etc.

Ce n'est pas vraiment un scoop : le comportement calamiteux de Hebe de Bonafini dans les premiers jours du mandat de Mauricio Macri avait clairement annoncé la couleur. La femme, qui n'a certes pas demandé à se retrouver au cœur de l'actualité et aurait préféré ne pas perdre ses enfants, est anti-démocratique, ne veut pas entendre parler de la pluralité des opinions (seule la sienne est légitime), n'accepte le verdict du suffrage universel que lorsqu'il va dans son sens, refuse de répondre aux injonctions de la justice de son pays et fait un usage des plus douteux de l'argent public qui lui est remis (1).

D'ailleurs, Madres de Plaza de Mayo va manifester à son heure aujourd'hui tandis que les autres associations font marche commune à un autre horaire mais sur le même parcours traditionnel qui conduit les manifestants du Congrès à Plaza de Mayo.

Pour en savoir plus :



(1) En cliquant sur le mot-clé Madres dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, on pourra accéder aux articles que j'ai consacrés à ces nombreuses sorties de route de la truculente dame...

jeudi 23 mars 2017

Macri inaugure le nouveau musée Guëmes à Salta – Article n° 5200 [à l'affiche]

Photo Museo Güemes

Hier soir, en compagnie du gouverneur Juan Manuel Urtubey, le Président Mauricio Macri a inauguré, à Salta, le nouveau Museo Guëmes, consacré à la mémoire du grand héros local (et national), Martín Miguel de Guëmes, haute figure de la guerre de l'indépendance et du couraznt fédéraliste à l'époque révolutionnaire.

Photo Casa Rosada

Güemes est le seul protagoniste de cette époque fondatrice qui soit mort au combat.
Né à Salta en 1785, dans une famille très riche, il a donné toute sa vie à sa patrie, combattant dès ses vingt ans à Buenos Aires contre les deux Invasions Anglaises (1806 et 1807). Il revint à Salta dans les premiers mois de la Révolution de 1810 pour défendre sa province natale contre les absolutistes envoyés par le vice-roi de Lima. Il prit la tête de la résistance indépendantiste populaire et à la tête de ses troupes de partisans, il apporta son aide tant à Manuel Belgrano qu'à José de San Martín, les deux pères de la Patrie.
Güemes a été inscrit dans la liste officielle des héros nationaux par le Congrès.

Photo El Tribuno de Salta
A gauche de la plaque, Mauricio Macri. A droite, Juan Manuel Urtubey

Le musée est installé dans la maison natale du héros, là où il a passé son enfance et une partie de son adolescence. Elle avait été acquise par la Province en 2011 et les travaux ont commencé en 2014. Ce musée, moderne, interactif, se situe dans la rue España, à la hauteur du 730. Il se compose de dix salles qui déroulent la vie et exposent l'œuvre politique de Güemes.
Le musée est ouvert au public, du mardi au dimanche, de 11h à 21h, et propose également, sur rendez-vous, des visites pour les scolaires.

Copie d'écran du site Internet du musée

Retrouvant pour la cinquième fois dans la capitale provinciale l'un des gouverneurs d'opposition qui est fermement décidé à coopérer avec le gouvernement national, le Président Macri a profité de l'occasion pour souligner son intention de développer le nord du pays à travers une série de mesure baptisée Plan Belgrano (1). Cette région a en effet souffert du manque d'investissement fédéral depuis de très nombreuses années. Le gouverneur de la Province de San Juan et celui de la province bolivienne de Tajira avaient eux aussi fait le déplacement pour honorer la mémoire d'un héros qui a rayonné bien au-delà de l'actuelle Salta.

Pour en savoir plus :
consulter l'article de la chaîne de télévision Cadena 3 sur l'inauguration (avec le reportage officiel intégré en vidéo)
lire le communiqué officiel de la présidence argentine (Casa Rosada)
On peut aussi consulter le site Internet du musée mais le contenu est encore un peu maigre. Il est probablement qu'il s'étoffera avec le temps et qu'il sera couplé bientôt avec une page Facebook. Patience !



(1) Toute l'activité militaire de Manuel Belgrano (1770-1820) a eu pour décor le nord du vice-royaume du Río de la Plata, que ce soit l'actuel Litoral (Entre Ríos, Corrientes et Misiones), l'actuel Paraguay (au moment même où celui-ci se détachait définitivement de Buenos Aires), l'actuelle Bolivie et le Noroeste, qui recouvre entre autres les provinces de Salta et de Tucumán, où le général Belgrano a remporté deux immenses victoires patriotes.

Crise profonde à l'école [Actu]

La une de Página/12 ce matin
où l'on voit parfaitement la densité de la foule de la manifestation hier

En Argentine,  la rentrée scolaire a eu lieu il y a un peu plus de deux semaines mais, dans le secteur public, elle a été affectée, dans de nombreuses régions, par une très longue grève des enseignants qui a culminé, hier, dans une grande marche dite fédérale, dans le cœur historique de Buenos Aires, puisque toutes les grandes manifestations politiques se dirigent toujours vers Plaza de Mayo.

Les enseignants réclament des augmentations de salaires que le gouvernement refus de négocier à la hauteur espérée. Or l'actuel gouvernement est formé essentiellement d'hommes et de femmes issus de l'école privée, qu'elle soit confessionnelle ou non.

Une de La Nación hier
l'étude APRENDER avait les honneurs du gros titre

Hier, le Président Mauricio Macri a publié et commenté une étude sur le niveau de l'école publique argentine, APRENDER 2016, dont les résultats sont désastreux : dans le système public, sept élèves sur dix arrivent au baccalauréat sans les connaissances de base en mathématiques et la moitié ne comprend pas un texte à la lecture. En revanche, le système privé donne de meilleurs résultats. Mauricio Macri a eu une expression que tout le monde relève en comparant le sort de ceux qui vont à l'école privée et ceux qui ont la malchance de « tomber » dans le public. Página/12 y voit la marque de son indécrottable mépris pour l'enseignement public (qu'il n'a jamais vraiment soutenu lorsqu'il présidait le gouvernement de la Ville Autonome de Buenos Aires) et sa volonté de détruire cet outil d'éducation.

Pourtant, la conférence de presse au cours de laquelle Macri a commenté cette étude a été aussi celle où il a présenté un plan de développement de l'éducation nationale, le plan MAESTRO, qui devrait d'ici à 2026 élever le niveau de compétences des enseignants, établir un nouveau système de carrière pour eux, augmenter le nombre de jours de classe dans l'année, mettre à l'honneur les langues amérindiennes, bref un catalogue de 108 mesures qui seront envoyées au Congrès pour être converties en loi. Dans son discours, il a affirmé qu'il voulait rendre son niveau et sa légitimité à l'éducation publique.

Ce matin, La Nación aussi consacre
son gros titre à la manifestation d'hier
mais avec une photo du pont de Westminster

Ce qui n'a pas du tout convaincu les syndicats enseignants, qui restent collés à l'opposition politique et maintiennent coûte que coûte leurs revendications, dans un bras de fer interminable avec le gouvernement qui ne cache pas son peu d'estime pour leur combat. Et ce mépris ouvertement affiché n'est pas fait pour améliorer la situation.

Pour en savoir plus :
lire l'article de La Nación hier sur l'étude Aprender 2016
lire l'article de La Nación sur la manifestation des enseignants
lire l'article de Página/12 sur les positions de Mauricio Macri
lire l'article de Página/12 sur la manifestation.

mardi 21 mars 2017

Alan Haksten au CCC mercredi [à l'affiche]


Alan Haksten, guitariste et compositeur, propose demain, mercredi 22 mars 2017, à 21h30, un concert de son ensemble, avant leur départ pour une tournée en Europe. Ce sera au Centro Cultural de la Cooperación Floreal Gorini, Corrientes 1543, dans la Sala Osvaldo Pugliese, au rez-de-chaussée, tout au fond, au-delà de la cafétéria et de la librairie...

Entrée : 150 $ ARG (au guichet qui donne sur l'avenue).

Dans cette formation, Alan Haksten tient l'accordéon, Noël Morroni est au piano et Pelle Bolander, un musicien suédois, est au violon.

lundi 20 mars 2017

Cucuza au Torquato [à l'affiche]

Reprise progressive d'un rythme normal sur ce blog après un mois de février bousculé par des événements familiaux inattendus et une semaine, l'antérieure, où j'ai dû prendre un repos absolu pour mieux me remettre à mes différents chantiers, qui ont tous pris un sérieux retard !


Jeudi prochain, 23 mars 2017, à 21h30, Cucuza fait sa rentrée solennelle, tout en jeux de mots comme toujours, sur la scène du Centro Cultural Torquato Tasso, Defensa 1575, à San Telmo.

Comme d'habitude, le chanteur sera entouré de confrères et néanmoins amis. Et selon la tradition désormais bien établie, il sera accompagné à la guitare par son fils Mateo Castiello, au piano par Noelia Sinkunas et au bandonéon par Sebastián Zasali.

Pour cette soirée qui promet, il est recommandé de réserver à l'avance.

vendredi 10 mars 2017

Piazzolla au CCK [à l'affiche]


Pour les vingt-cinq ans de la mort de Astor Piazzolla, le Centro Cultural Kirchner (CCK) s'offre le grand jeu à partir de demain et jusqu'à la fin du mois de mars. Une exposition de photos, d'objets personnels, d'enregistrements sonores et cinématographiques, de partitions, qui s'ouvre demain, se tiendra du mercredi au dimanche et les jours fériés, de 13h à 20h, avec entrée libre et gratuite.

Une série de concerts est également offerte, pour laquelle il faut retirer son entrée à l'avance, de 12h à 18h, au CCK, Sarmiento 151, à partir du mardi précédent la soirée.

Au programme :
samedi 11 mars 2017, une reconstitution de la rencontre entre Piazzolla et Gary Burton, intitulée Vibraphonissimo, avec, entre autres, Nicolás Enrich au bandonéon et Cristian Zárate au piano, à 18h, en Sala Argentina
et à 20h, dans la Sala Sinfónica, le Quinteto Fundación Astor Piazzolla
dimanche 12 mars 2017, on recommence avec le bandonéoniste Walter Ríos en Sala Argentina à 18h et la Orquesta de Cuerdas, avec le bandonéoniste Néstor Marconi, le chanteur Jairo, le pianiste Nicolás Guerschberg et le violoniste Pablo Agri, en sala Sinfónica à 20h.

Le 26 mars, ce sera un hommage au violoniste de Piazzolla, Fernando Suárez Paz, par son fils, Leonardo, au même instrument, à 18h, en Sala Argentina.

Pour plus d'informations, il faut se reporter à la présentation de la manifestation sur le site Internet du CCK.

Pour aller plus loin :
lire l'article de Página/12, qui contient une grosse erreur. Piazzolla est mort le 4 juillet 1992 et non pas le 4 mars (il était né le 11 mars 1921, à Mar del Plata).

mardi 7 mars 2017

Grande exposition Xul Solar au Museo Nacional de Bellas Artes [à l'affiche]


Pour lancer la saison 2017, le Museo Nacional de Bellas Artes à Recoleta a choisi de rendre hommage à Xul Solar pour les 130 ans de sa naissance.

Xul Solar, de son vrai nom Oscar Agustín Alejandro Schulz Solari, était né le 14 décembre 1887 à San Fernando, dans la province de Buenos Aires, et il est décédé à Tigre, dans la banlieue nord de la capitale fédérale, le 9 avril 1963. Il est l'un des artistes multidisciplinaires de l'avant-garde du début du XXème siècle, qui fut particulièrement fécond en Argentine. Ami de Jorge Luis Borges et du peintre Emilio Pettoruti, il brisait comme eux les cloisonnements en vigueur dans les domaines artistiques et cognitifs : il était tout à la fois artiste plastique, philosophe, poète, musicien et même astrologue. Il a voyagé en Europe après la première Guerre mondiale, dans les Années Folles, quand les Ballets Russes, Picasso et les surréalistes régnaient sur les grandes capitales du Vieux Continent. Il est rentré au pays en 1924, pour s'intégrer au monde artistique et intellectuel de son temps.


Le Museo Nacional de Bellas Artes a rassemblé 180 documents, de toute espèce, tableaux, illustrations, masques, objets, manuscrits et documents personnels.

Le vernissage officiel a lieu aujourd'hui, à 19h, et l'exposition se tiendra jusqu'au 18 juin prochain.

Entrée libre et gratuite, du mardi au vendredi de 11h à 20h et les week-ends de 10h à 20h.

Buenos Aires dispose d'un musée consacré à Xul Solar, sa maison, la Fondación Pan Klub-Museo Xul Solar.

Pour aller plus loin :
lire l'article de Página/12 sur l'exposition
Consulter la page de l'exposition sur le site Internet du Museo Nacional de Bellas Artes (MNBA)

lundi 6 mars 2017

Dédicace-bonus à Chevreuse [ici]


Une journée supplémentaire de dédicace vient de s'inscrire à mon agenda : ce sera le samedi 25 mars 2017, au salon du livre Lirenval, Espace Fernand Léger, à Chevreuse, dans les Yvelines (RER Saint-Rémy les Chevreuse, ligne B).

Je me tiendrai sur le stand des Editions du Jasmin pour y signer tous mes ouvrages sur la culture argentine : les contes traditionnels, l'histoire, le tango... Comme sur la plupart des salons du livre, je proposerai aussi le mate aux lecteurs gastronomes et curieux - l'infusion traditionnelle du sud de l'Amérique du Sud.

Lirenval a choisi cette année un thème qui convient parfaitement à ce début de printemps : la lumière.

Entrée libre et gratuite de 10h à 19h.

On attend encore l'affiche de cette 17e édition de cette manifestation qui rayonne sur la haute vallée de Chevreuse.

Lirenval dispose d'un site Internet et d'une page Facebook.

vendredi 3 mars 2017

Solange Bazely de passage à Paris la semaine prochaine [ici]

Cliquez sur l'image pour une haute résolution

La tanguera toulousaine Solange Bazely présentera la semaine prochaine à Paris trois aspects différents de la culture argentine. Elle fera deux lectures et donnera sa conférence Si le tango m'était conté à La Bellevilloise, en prélude à une milonga.

Toutes les informations pratiques sur le très printanier visuel que Solange diffuse.

C'est la rentrée aussi au CETBA [à l'affiche]


Le CETBA, centre de formation au tango de Buenos Aires, propose sa milonga du vendredi, la Milonga de la Uni, la semaine prochaine, le 10 mars 2017, à 21h, selon le schéma habituel : tombola, buffet et cours niveau débutant puis intermédiaires. Et l'entrée est libre et gratuite.

On conseille une participation volontaire à 25 pesos. La recette sera reversée à la coopérative d'une école.

Première dédicace du printemps au Salon du Livre de Paris [ici]

Le dimanche 26 mars 2017, de 13h à 14h, je serai au pavillon de la Région Ile-de-France pour dédicacer mes ouvrages sur la culture argentine.

Cliquez sur l'image pour une haute résolution

Et contrairement à mon habitude, je n'apporterai pas le mate pour la traditionnelle dégustation sur le stand : je ne veux pas effrayer les vigiles et devoir tout déballer à l'extérieur du hall du Parc des Expositions (même à l'entrée des auteurs, on ne peut pas se permettre ce genre de tracas) et parce que l'espace de la table de dédicace offert par la région ne permet pas une fantaisie venue d'un autre continent.

Comme tous les ans, le Salon du Livre de Paris vous donne rendez-vous à la Porte de Versailles, du jeudi au lundi. Son programme est à découvrir depuis plusieurs semaines sur son site Internet.

mardi 28 février 2017

Reprise chez Jacqueline avec menu dégustation préparé par Luis Filipelli [à l'affiche]


La chanteuse Jacqueline Sigaut rouvre sa maison pour ses veillées musicales du samedi soir, dans une dizaine de jours, le samedi 11 mars 2016 à 21h30, avec Luis Filipelli et Leonardo Andersen. Elle chantera elle aussi en qualité d'artiste invitée... C'est une sorte d'inversion des rôles entre hôtesse et invitée d'honneur mais la qualité artistique est bien à l'endroit, elle... Le tour de chant porte un joli titre : de todo un poco (on pourrait traduire par menu dégustation, en quelque sorte).

Pour participer à cette soirée, mes fidèles lecteurs connaissent la procédure : il est impératif de s'inscrire auprès de la maîtresse de maison par mail.

dimanche 26 février 2017

Ma dernière dédicace de l'hiver septentrional au Salon du Livre de Jeunesse de Saint-Germain lès Arpajon [ici]


Le dimanche 12 mars 2017, je serai sur le stand des Editions du Jasmin pour dédicacer mes ouvrages sur la culture argentine au Salon du Livre de Jeunesse de Saint-Germain lès Arpajon, dans l'Essonne, toute la journée, de 10h à 18h.

Entrée libre et gratuite, à l'espace Olympe de Gouges, rue René Dècle.

Le salon a pris pour thème cette année un jeu de mots réjouissant : "Lire aux éclats", avec un grand méchant loup qui pleure de rire d'avoir lu.

L'accent sera mis sur Contes animaliers d'Argentine à la couverture hilare !

Dégustation gratuite de mate sur le stand comme d'habitude sur un salon où je signe.

Pour plus d'information sur l'ensemble du programme de la manifestation du 6 au 12 mars, consulter son site Internet et sa page Facebook.

mercredi 22 février 2017

Samedi, San Martín clôt la Fiesta del Sol [Bicentenaire]


Dans trois jours, samedi 25 février 2017, ce sera la clôture de la Fiesta del Sol, le grand rendez-vous festif et culturel de San Juan, au pied des Andes.

Dans l'autodrome El Zonda, les spectateurs, sanjuaninos et touristes, pourront assister à un méga-show intitulé General San Martín, 1817-1850, Sueños de libertad el cruce de los Andes. Cela se présente comme des dates de vie mais ce n'en est pas : la date de 1817 signale la Traversée des Andes (cruce de los Andes) et l'épopée de la reconquête du Chili par les révolutionnaires et 1850 est bel et bien l'année de la mort du héros, qui a fini ses jours en plein été septentrional, à Boulogne-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais.

Le père et le fils face à face et déjà dans la peau du personnage, semble-t-il

Et ce sont le père et le fils qui vont interpréter le rôle du héros national, l'un dans la vigueur de ses quarante ans et l'autre dans ses vieux jours, sur la Côte d'Opale, Benjamín et Guillermo Kuchen. Tous les deux se ressemblent et c'est à eux que l'idée est venue de relever ce défi, pour saluer cette année du bicentenaire. Benjamín Kuchen n'est pas acteur de profession, contrairement à son fils, qui fait une belle carrière dans sa province natale. C'est un universitaire, qui a été recteur de l'Université Nationale de San Juan et s'est même présenté au gouvernorat provincial, sans réussir à être élu.

Sur scène, samedi, il y aura 400 personnes pour évoquer les grands moments de la vie du général, qui est encore un peu plus aimé dans cette région de Cuyo qu'il a gouvernée entre 1814 et 1816, qu'il ne l'est dans le reste du pays, et parmi ces 400 comédiens, une bonne partie de la famille Kuchen.

En coulisse
(le père se fait déjà la tête de l'emploi, le fils se contente des favoris fournis du Gran Capitán)

Les deux interprètes ont avoué à Diario de Cuyo que le personnage était bien lourd à porter et les écrasait quelque peu du poids symbolique qu'il porte dans tout le pays : jouer le rôle du "Padre de la Patria", il y a de quoi avoir un peu le trac !

Malheureusement, sur les photos des répétitions, on voit nettement que la Fiesta del Sol a opté pour évoquer le José de San Martín qui n'a jamais existé, un personnage autoritaire, peu chaleureux, au visage revêche. Un stéréotype que tous les Argentins traînent dans leur imaginaire et qui ne correspond en rien au San Martín de l'histoire, qui était un homme charmant, au sourire ravageur, cordial, courtois, toujours fraternel et aimable.


Alors pourquoi cette image d'Epinal en type pas commode du tout, limite patibulaire ? Parce qu'aucune des représentations que nous avons de lui de son vivant ne le montre souriant et que sur les deux seuls daguerrotypes qui nous soient parvenus et qui datent tous les deux de la même séance de photographie, il montre un air très sévère... Mais essayez donc de sourire pendant la longue pose devant l'appareil de Daguerre, sans créer une impression de flou !
Cette image est si prégnante que souvent les Argentins n'arrivent même pas à s'imaginer que San Martín avait de l'humour. Ce qui est d'autant plus regrettable qu'il en avait beaucoup ! Il savait aussi imiter les gens, il était capable de jouer des tours pendables à ses amis, de faire de véritables sketches lorsqu'il était en société et en confiance... Mendoza garde en mémoire cette anecdote où il remplaça les étiquettes des bouteilles de vin qu'il allait faire servir à table pour prouver à ses hôtes qu'ils avaient bien tort de critiquer la qualité des vins mendocins dans lesquels ils allaient croire reconnaître le bouquet caractéristique d'un vin de Malagá, nettement mieux noté chez les notables argentins de 1823. Ajoutez que ces portraits sévères furent une convention de la peinture occidentale jusque dans les années 1850 et la généralisation des minoteries qui donnèrent aux boulangers la farine industrielle, beaucoup plus pure et de meilleure qualité diététique. Comment voulez-vous représenter des sourires à une époque où la farine, même la plus fine, comporte 10 à 20% de sable, produit par l'usure des meules du moulin ? La plupart des gens avaient les dents gâtées par la nourriture et le peu d'efficacité des soins dentaires. La convention était donc de donner à tout le monde une expression sévère. Quelques peintres nous ont laissé deviner le sourire de leurs modèles mais ils sont très rares. Parmi ceux-là, le peintre belge qui a réalisé le portrait de San Martín que j'ai choisi pour la couverture de San Martín par lui-même et par ses contemporains (Editions du Jasmin)...

Le vrai San Martín est là et non pas dans ces mines renfrognées que Benjamín et Guillermo Kuchen préparent à San Juan, à grand renfort de grimages en tout genre, pour ce dernier week-end des grandes vacances d'été.

jeudi 16 février 2017

Ce soir, le Juglar fait sa rentrée au CAFF [à l'affiche]


En cette période de carnaval, l'auteur-compositeur interprète murguero Ariel Prat à la coiffure de pirate fait sa rentrée au CAFF, rue Sánchez de Bustamante 772, ce soir, jeudi 16 février 2017, à 21h30.

Il reprendra le même spectacle le 23 février.

Pour le moment, Buenos Aires fait son carnaval tous les week-ends de février. La fête culminera pendant les quatre jours précédant l'entrée en carême, les dimanche, samedi, lundi et mardi gras, à la fin du mois.

Pour en savoir plus sur Ariel Prat, cliquez sur son nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search, ci-dessus.

La Academia Nacional del Tango a repris le collier [Actu]

L'affiche concernant l'atelier d'initiation à la musique continue
avec cette image de flûte qui évoque la carte de l'Argentine
La Academia Nacional del Tango vient de rouvrir ses portes pour préparer la rentrée du début mars. Elle a ouvert les inscriptions pour le premier quadrimestre des ateliers grand public en musique et en poésie de la nouvelle année scolaire 2017.

Ces séminaires de formation entre dans leur onzième année.

L'atelier de formation des futurs paroliers

Les personnes intéressés doivent résider à Buenos Aires ou dans sa proche banlieue pour participer aux cours à partir du mois d'avril prochain.

Le deuxième séminaire d'initiation à la musique ne peut être suivi
que par les stagiaires ayant déjà fait le premier niveau

dimanche 12 février 2017

Il y a deux cents ans aujourd'hui, San Martín et O'Higgins rendaient sa liberté au Chili [Bicentenaire]

Edition spéciale de la Gaceta de Buenos Aires, le 27 février 1817
pour faire connaître à toutes les Provinces Unies le succès des armes de la Patrie !
Cliquez sur l'image pour une haute résolution

Le 12 février 1817, l'Armée des Andes, sous la direction de San Martín, arrivée la veille dans les hauteurs qui surplombent Santiago, battait à plate couture les forces coloniales favorables à l'Ancien Régime, après une traversée de trois semaines dans la montagne... Le rapport de victoire que San Martín envoya à Buenos Aires à cette occasion est repris intégralement et traduit dans San Martín par lui-même et par ses contemporains, que j'ai publié aux Editions du Jasmin. Aussitôt ce rapport reçu, la Gaceta de Buenos Aires le publiait et mettait la victoire en une de son édition.

Le centenaire de la Traversée des Andes à Mendoza
dans Caras y Caretas du 24 février 1917
Cliquez sur l'image pour une haute résolution

Aujourd'hui, le bicentenaire est célébré sur le champ de bataille, en présence des deux chefs d'Etat, Michelle Bachelet pour le Chili et Mauricio Macri pour l'Argentine. Les deux chefs d'Etat ont prévu de joindre l'utile à l'agréable en tenant une rencontre politique dans l'après-midi, au palais de la Moneda à Santiago même.

On est dimanche et la presse argentine ne s'intéresse guère à cet anniversaire.

Reportage de Caras y Caretas
sur la reconstitution du centenaire de la Traversée
Edition du 3 mars 1917
Cliquez sur l'image pour une haute résolution

Il y a cents ans, l'hebdomadaire illustré Caras y Caretas n'avait pas non plus rendu compte du centenaire. D'abord parce que le Chili, cela n'intéressait guère le public à cette époque-là ! Après tout, le Chili était plus l'ennemi qu'autre chose. Ensuite, parce que l'actualité était chargée en février 1917 : entrée en guerre des Etats-Unis, villégiature à Mar del Plata de l'aristocratie nationale, carnavals aux quatre coins du pays... Sachons gérer les priorités !

A la page suivante
Dans la photo du dessous, on voit encore l'hôtel du Puente del Inca qui était encore exploité
Aujourd'hui, ce très bel établissement thermal est abandonné et tombe en ruine

Pour aller plus loin :
lire l'article de La Nación qui parle de la visite de Macri au Chili mais fait le service minimum sur l'histoire
lire l'article de El Zonda de San Juan, de la province homonyme, nettement plus intéressé à la commémoration
lire l'article de Los Andes, qui, à Mendoza, a choisi de publier un article de vulgarisation historique de bonne qualité.

jeudi 9 février 2017

La rentrée de Jacqueline Sigaut [à l'affiche]


La chanteuse Jacqueline Sigaut se produire à Circé ce samedi 11 février 2017, avenida Córdoba 4335, et comme d'habitude, elle sera accompagnée par son pianiste fétiche, Victor Simón.

Dans le paysage d'été de Buenos Aires, c'est un récital qu'on ne peut que recommander !

mardi 7 février 2017

La Villa 31 devient un quartier comme les autres [Actu]

Photo Matías Repetto, pour GCBA

Le gouvernement de Horacio Rodríguez Larreta, successeur de Mauricio Macri à la tête de la Ville Autonome de Buenos Aires, est en train de réussir là où son prédécesseur ne semblait même pas bouger. Les électeurs de Macri que je connais m'explique qu'il était empêché d'agir par les bâtons que Cristina Kirchner lui mettait systématiquement dans les roues depuis la Casa Rosada. Il faut croire que cela peut être la bonne explication.

Le chef de gouvernement portègne a reçu hier la livraison des premiers travaux de viabilisation du bidonville Villa 31 dans le quartier de Retiro, près de la gare routière : la rue a été cimentée, des trottoirs ont été dallés comme ils le sont dans le reste de la ville, des réverbères ont été installés ainsi que l'eau courante et le tout-à-l'égout.

Photo GCBA publiée par La Nación

C'est un rêve qui devient réalité, a déclaré le chef de gouvernement, justement fier de ces progrès pour les 2.300 Portègnes qui vivent dans les rues 104 et 12 et il est vrai que les photos qui ont été publiées nous montrent un quartier méconnaissable.

Pour en savoir plus :
lire le communiqué officiel du Gouvernement de la Ville de Buenos Aires.

lundi 6 février 2017

Réédition d'une biographie de Enrique Santos Discépolo [Disques & Livres]

Pour une meilleure résolution, cliquez sur l'image

Página/12 a publié hier, dans son supplément dominical Radar, qui fait cette semaine sa une sur Juan Tata Cedrón, un article sur la réédition de la biographie de Sergio Pujol, excellent historien de la musique, avait consacrée en 1997 à l'auteur-compositeur, comédien et cinéaste Enrique Santos Discépolo, à qui l'on doit des chef d'œuvres du répertoire du tango comme Uno, Esta noche me emborracho, Confesión, Cafetín de Buenos Aires, Victoria, etc. (1)

Pour en savoir plus sur cette réédition, lire l'article de Página/12.

Deux autres biographies du même artiste peuvent être conseillées : celle de Norberto Galasso, Discépolo y su época, Corregidor, 1995 et celle de Horacio Ferrer et Luis Sierra, Discepolín, Poeta del hombre que está solo y espera, Editorial Sudamericana, 2004.

Pour découvrir Discépolo et son apport au tango, vous pouvez visiter les pages qui lui sont consacrées dans l'encyclopédie argentine spécialisée en ligne Todo Tango.



(1) Plusieurs de ces titres sont présentés en version bilingue dans Barrio de Tango, mon anthologie parue en mai 2010 aux Editions du Jasmin.

La professionnalisation de l'administration est en marche [Actu]

La Nación a mis l'information en une (sans photo)
Pour lire la page, cliquez dessus

Mauricio Macri l'avait non pas promis mais largement envisagé pendant la période de transition en novembre et décembre 2015, juste avant sa prise de fonction présidentielle : il voulait un personnel d'administration de l'Etat qui soit professionnel et donc instituer des carrières dans ce domaine.

C'est ce qui devrait se concrétiser à partir de cette année : le gouvernement argentin vient d'annoncer un plan pluriannuel de formation diplomante pour les salariés de l'Etat fédéral. Les agents publics devront se soumettre à ce parcours et passer des examens, dont les résultats seront sanctionnés sur le bulletin de salaire par des primes en cas de réussite et des baisses en cas d'échec.

C'est le ministère de la Modernisation de l'Etat qui est chargé de mettre en œuvre ce plan qui lui avait été demandé par le Président au cours de l'année passée.

Cette année 2017, 85 000 agents publics de l'administration centrale devraient se former. Ils travaillent à la présidence, dans les ministères, au Trésor Public, au PAMI (le système social pour les retraités) et à l'INCAA, l'institut national du cinéma et de l'audiovisuel.

Ce programme exige une réorganisation complète de l'Institut National d'Administration Publique, créé en 1973 et qui n'a pratiquement jamais servi à grand chose. L'INAP est doté cette année d'un budget de 60 millions de pesos pour mettre en place 216 formations, dont 42% en groupes (le reste pouvant être dispensé sous forme de cours par correspondance). La plupart des cours en groupes seront donnés à Buenos Aires, dans un bâtiment en rénovation situé sur Avenida Belgrano (cela tombe bien : Manuel Belgrano (1770-1820) a fait beaucoup lui-même en son temps, entre 1794 et 1810, pour que les agents publics aient une expertise effective).

Pour aller plus loin :

vendredi 3 février 2017

Hier, reconstitueurs à la frontière [Bicentenaire]


Hier, 2 février 2017, les reconstitueurs qui refont la Traversée des Andes, dans des conditions nettement améliorées, ont atteint la frontière entre l'Argentine et le Chili. Cela a donné lieu à de grandes festivités, avec force musique, force danse et beaucoup de toasts, entre deux régions viticoles de part et d'autre de la cordillère !

L'armée de terre argentine a publié un petit clip vidéo de ce beau moment de partenariat entre les deux pays qui se sont si longtemps regardés en chiens de faïence après cette grande épopée émancipatrice.

On a dansé sur les sommets !

La ministre argentine Patricia Bullrich, qui participe à l'expédition, a pleuré d'émotion en passant par l'endroit où San Martín et O'Higgins sont passés eux-mêmes il y a deux cents ans...

Pour en savoir plus :
lire l'article de El Tiempo de San Juan qui reprend la prise de parole de Patricia Bullrich (difficile à comprendre bien à cause du vent qui souffle en altitude et qui trouble la prise de son comme celle de l'image).

vendredi 27 janvier 2017

Ce week-end, San Juan fait SON Bicentenaire [Bicentenaire]

Un des 11 précédents du Cruce de los Andes a lomo de mulas

Ce soir, San Juan lance les manifestations de SON bicentenaire de la Traversée des Andes avec la présentation à la presse des 230 membres de la 12ème Traversée des Andes à dos de mule, une reconstitution en tout petit de l'événement historique de l'été 1817, suivie de l'inauguration de la nouvelle configuration du couvent des dominicains, où José de San Martín disposait d'une cellule, classée au patrimoine, où il rencontrait les responsables politiques de la révolution indépendantiste dans la ville, Francisco Narciso Laprida, José Ignacio de La Roza et Fray Justo Santa María de Oro (1).

La nouvelle entrée du couvent historique, sur la rue Laprida, à San Juan
Photo Diario de Cuyo

La Traversée des Andes se réalise depuis douze ans sur le chemin emprunté par la colonne principale de l'Armée des Andes, menée par San Martín lui-même, dans le sud de la province. Les expéditionnaires, comme on appelle les participants, sont traditionnellement des montagnards et des cavaliers civils (dont de nombreux touristes, argentins, chiliens et d'autres coins du monde) ainsi que des militaires qui se joignent à ce qui ressemble à une forme de pèlerinage patriotique. Ils sont assistés par des hélicoptères qui leur apportent alimentation et les secourent en cas de coup dur. Comme les héros de l'indépendance, les expéditionnaires subissent l'amplitude thermique entre le jour, environ 30°, et la nuit, vers – 10° et comme leurs ancêtres monteront à mulet et non à cheval (l'armée des Andes a emporté des chevaux mais ne les a pas fait travailler, car ces animaux, fragiles, n'auraient pas survécu aux rigueurs de l'altitude). Là s'arrêtent toutefois les ressemblances. La traversée version 2017 ne durera que 5 jours contre les trois semaines de la traversée historique. Les participants seront équipés avec la technologie d'aujourd'hui, ils seront habillés et chaussés comme il convient de nos jours. Ils auront une nourriture variée et équilibrée et la liste n'est pas finie.
Cette année, pour le bicentenaire, des reconstitueurs vont se mêler à l'expédition. Ils feront le chemin dans des uniformes copiant ceux de leurs ancêtres et porteront le paquetage reconstitué de l'Armée des Andes (c'est lourd !). L'équipée à dos de mule part dimanche, 29 janvier, et arrivera à San Felipe, au Chili, le 2 février. Un détachement de l'armée de terre chilienne, d'une trentaine de membres, est arrivé à San Juan pour participer à l'expédition. Il a été accueilli par le gouverneur Uñac lui-même hier. Cette traversée rituelle ne suivra pas exactement le chemin historique, ce qui est de toute manière impossible maintenant, tant pour des raisons matérielles que des principes de sécurité : c'est à Chacabuco, beaucoup plus au sud, que l'Armée des Andes a touché au but, le 11 février.

Carte proposée par le Diario de Cuyo
L'image de gauche est censée représenter les routes sanmartiniennes historiques mais c'est très approximatif
L'image de droite décrit les chemins que vont prendre
les pèlerins en haut à dos de mule (sur le territoire sanjuanino, en jaune pâle),
en bas à pied (sur le territoire mendocin, en gris).

Cette année, on attend des ministres nationaux au départ de l'expédition. Le ministre de l'Education vient de s'excuser (il serait retenu par d'autres obligations). Il était pourtant prévu qu'il part à dos de mulet avec les expéditionnaires. La ministre de la Sécurité devrait être là. On attendait le Président Macri et la Présidente Michelle Bachelet, mais il est plus que probable, eu égard aux incendies tragiques qui dévastent le Chili, que la mandataire transandine ne fera pas le voyage prévu. Partant, Mauricio Macri devrait lui aussi s'abstenir si tant est qu'il était véritablement attendu.

Le Camino de los Patos historique,
avec son départ de Mendoza et son arrivée à Chacabuco

Après la présentation des expéditionnaires, les autorités provinciales et municipales iront inaugurer la nouvelle porte d'entrée du couvent, qui a été percée dans ce qu'il restait du mur du cloître, plutôt que sur le côté comme c'était encore le cas en août lorsque j'ai pu faire ma conférence sur San Martín et Sarmiento, dans ce monument historique très émouvant. La nouvelle porte permet au public qui passe dans la rue d'avoir la vue sur la porte des pièces principales où San Martín résidait et tenait ses réunions de travail lorsqu'il était en visite à San Juan, l'une des deux sous-capitales de la province de Cuyo dont il était alors le gouverneur-intendant immensément populaire.

L'ancienne salle capitulaire qui accueillait les réunions de travail des quatre hommes
en août dernier, quelques minutes avant ma conférence à San Juan

Pour en savoir plus :
lire l'article du Diario de Cuyo sur la Celda Histórica (cellule historique)
lire l'article du Diario de Cuyo sur la Traversée à dos de mule
consulter le dossier thématique sur la Traversée dans le Diario de Cuyo
lire l'article de Tiempo de San Juan sur la venue de la ministre
lire la dépêche de Télam sur la 12e Expédition à dos de mule



(1) Laprida et de Oro étaient tous les deux députés de Cuyo au Congrès de Tucumán. De La Roza était le sous-gouverneur. Tous les trois ont donné leur nom à des rues, des avenues et des places dans la capitale provinciale ainsi qu'à des agglomérations.