jeudi 8 décembre 2016

Milonga à la Manzana [à l'affiche]


Ce vendredi 9 décembre 2016, comme tous les vendredis de l'année de travail, le musée national de la Manzana de las Luces accueille la milonga Patrio de Tango, animée par la Orquesta Típica Cambio de Frente, de 21h à minuit, avec des cours ouverts de milonga à 18h et de tango à 19h30.

Entrée par la rue Perú à la hauteur du 272.

La soirée a lieu qu'il pleuve ou qu'il vente !

Entrée libre et gratuite avec participation au chapeau (la recette est destinée à payer les musiciens).

Pour aller plus loin :
consulter la page Facebook de la  manifestation.

La fin d'année se laisse voir ! [à l'affiche]


Dernier récital de la saison pour le chanteur Alfredo Piro, ce soir, jeudi 8 décembre 2016, à 21h, au CAFF, Sánchez de Bustamante 764, sous le titre de Chansons d'occasion (Canciones usadas).

En Argentine, la saison prend fin à Noël quand commence les grandes vacances d'été.

lundi 5 décembre 2016

Une semaine entière sous le signe du tango au CCK [à l'affiche]


Le Centro Cultural Kirchner (CCK), qui dépend du ministère des médias et contenus publics au niveau national, propose tout au long de la semaine, de demain mardi jusqu'à dimanche 11 décembre 2016, un large programme de concerts instrumentaux, de récitals de chanteurs et chanteuses (Amelita Baltar, María Graña et Raúl Lavié, excusez du peu), cours de danse et grande milonga de clôture le 11 à partir de 18h.

Comme toujours, il faut retenir ses places à l'avance, dans des conditions qui ne sont guère commodes pour les gens soumis à des horaires de bureau, ce qui est la majorité de la population à Buenos Aires.

Dimanche marquera la date traditionnelle du Día nacional del Tango et, malgré l'organisation déplorable des réservations, c'est une bonne chose qu'un centre culturel national de cette taille et de ce prestige s'associe amplement aux célébrations. Ce n'était pas vraiment le cas sous les gouvernements de Néstor et Cristina Kirchner.

Pour connaître l'intégralité du programme, consulter le site Internet du CCK.

Ce matin, Página/12 commente l'événement dans un article court où la rédaction a réussi à glisser des critiques de la politique économique du gouvernement. Ce n'est pas que ce soit faux (les milongas ont été fortement impactées par l'augmentation soudaine de l'énergie) (1) mais ça ne leur arracherait pas ni plume ni la rotative de reconnaître que l'initiative du CCK va plutôt dans le bon sens !


Il est probable que je ne pourrai pas publier les mardi et mercredi 6 et 7 décembre. Pendant ces deux jours, je suis en réunion à la Société des Gens de Lettres.
Donc pas de mise à jour de Barrio de Tango,
sauf événement majeur lié à l'actualité argentine ou uruguayenne.



(1) En fait, l'énergie (électricité et gaz) était fortement subventionnée, tout comme l'eau. On pouvait arriver à une facture de 50 ou 60 $ ARG (moins de 5 €) pour deux mois pour un particulier. Et il n'y a pas de différence de tarification entre particuliers et entreprises. Ce qui explique l'emploi disproportionné de l'électricité ou du gaz (il faut voir les Argentins mettre et remettre la bouilloire sur le feu pour se servir l'eau chaude du mate au lieu d'employer une bouteille thermos comme font les Uruguayens ou comme nous-mêmes le ferions en Europe pour le même usage) et le gâchis de l'eau. A Buenos Aires en particulier, il y a des fuites d'eau partout et tout le temps, des robinets qui gouttent dans la cuisine comme dans la salle de bain, des chasses d'eau qui ne se remplissent jamais, etc.

Tabaré Vázquez au Vatican [Actu]

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Vendredi dans le cadre de sa tournée européenne, qui le conduit à Paris aujourd'hui, le Président de la République orientale de l'Uruguay Tabaré Vázquez a été reçu au Vatican par le Pape François pour la première audience officielle de son second mandat.

La même photo que pour El País mais en manchette
La photo de une est consacrée au problème de la violence dans les stades de foot

L'entretien a été des plus cordiaux. On n'en attendait pas moins avec une personnalité aussi distinguée que celle de cet oncologue profondément chrétien, qui avait mis son veto, il y a plusieurs années, à une loi de libéralisation de l'avortement (1), passée depuis sous la mandat de José Mujica, son successeur et prédécesseur (2).

Dans sa conférence de presse qui a suivi, Tabaré Vázquez a annoncé que le Vatican allait ouvrir ses archives au sujet de la dictature militaire des années 1973-1985, comme cela s'est déjà fait pour l'Argentine à la demande des associations de victimes du terrorisme d'Etat.

La photo est encore plus petite ! Dans la colonne de droite, en haut...
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Le lendemain, la presse uruguayenne faisait écho à cette entrevue papale, à peine moins attendue qu'elle ne l'est en Argentine quand il s'agit du chef de l'Etat.

Pour aller plus loin :
lire l'article de La República le jour même
lire l'article de El Observador le jour même
lire l'article de El País le lendemain, qui titre sur la promesse d'une visite de François en Uruguay (et on sait en effet que le Pape veut profiter d'un déplacement pour visiter au moins trois pays, le Chili, l'Argentine et l'Uruguay et qu'il n'en trouve pas le temps)
lire l'article de La República le lendemain



La presse du Río de la Plata relate les obsèques de Fidel Castro [Actu]


Ce matin, les journaux argentins et uruguayens relatent les obsèques que Raúl Castro a faites à son frère aîné hier, à Santiago de Cuba. Le dépôt de l'urne au cimetière Santa Ifigenia devait s'opérer dans la plus stricte intimité, ce ne fut pas le cas puisque les photos et les vidéos ont été amplement diffusées par le gouvernement cubain.

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La cérémonie, qui clôt une dizaine de jours de deuil officiel et de manifestations populaires, plus ou moins spontanées, est souvent à la une des journaux, en vedette comme sur Página/12 (le contraire eût été surprenant) ou en position plus discrète dans les journaux de droite.

La República n'a mis en une aucune photo de Fidel
mais le gros titre apparaît en bas en rouge !
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Le quotidien uruguayen El País ne s'est pas foulé outre mesure. Il s'est contenté de reprendre, jusque dans son titre, l'article de La Nación, dont la rédaction n'a elle-même rédigé qu'une synthèse de dépêches d'agence. En revanche, le quotidien La República, lui aussi de Montevideo, a édité samedi un cahier spécial, de huit pages, très bon (pour autant que l'on veut bien comprendre ce que représente Fidel Castro en Amérique latine et surtout en Amérique du Sud, où le caractère despotique du régime est sans doute moins présent dans les consciences que sa valeureuse résistance pendant plus de cinquante ans à l'impérialisme des Etats-Unis).

La couverture, très léchée, du supplément spécial de La República

Pour en savoir plus :
en Argentine
lire l'article principal de Página/12
lire l'article principal de La Prensa (qui consacre aussi à l'événement un éditorial sur le caractère ambigu de la figure du disparu, tout à la fois despote et libérateur)
en Uruguay
lire l'article de La República (qui s'attarde sur les remerciements officiels de l'ambassadrice de Cuba à l'ONU pour la solidarité internationale qui s'est manifestée à l'occasion de la disparition du lider máximo) et son supplément spécial Fidel (à télécharger en pdf)

vendredi 2 décembre 2016

Du 3 au 11 décembre, festival du cabaret à Balvanera [à l'affiche]


Le Teatro Picadero, situé dans le Pasaje Enrique Santos Discépolo, tout près du carrefour Corrientes y Callao, propose à partir de demain, 3 décembre 2016 et jusqu'à la fin de la semaine prochaine, le dimanche 11, un festival des arts du cabaret, avec une centaine d'artistes et des troupes venues de plusieurs pays hispanophones, dont treize compagnies argentines.


Cette manifestation, le FICA de son petit nom, se présente comme une première en Argentine (il existe un autre festival du même ordre qui en est à sa quatorzième édition, mais il se tient au Mexique).

Le programme complet
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L'arrivée de ce nouveau festival offre à l'agence de presse argentine Télam l'occasion d'interviewer la créatrice du FICA, Noralih Gago, artiste de revue, chanteuse et comédienne, qui s'est fait connaître dans tout le pays en interprétant l'héroïne déjantée d'une série télévisée lancée en mai dernier, Según Roxi (D'après Roxane) (1).


Le festival dispose d'une page Facebook très complète.
Según Roxi a la totale : site Internet, Facebook, chaîne Youtube et tout le tremblement.

Pour aller plus loin :



(1) J'ai pu en voir un épisode un soir à Buenos Aires. Personnellement, je n'ai pas été emballée...

Ouverture des inscriptions pour 2017 à la Academia Nacional del Tango [Actu]

L'affiche habituelle avec sa main musicienne qui évoque une carte de l'Argentine !

Comme tous les ans, à la même époque, la Academia Nacional del Tango lance les inscriptions à ses différents séminaires, avec un mois de gratuité en cas d'engagement avant le 23 décembre prochain pour ce qui concerne la formation de paroliers. Comme partout en Argentine, l'année scolaire s'achève à Noël et reprend entre mars et avril de l'année suivante, à la fin de l'été.

Les trois séminaires dont les inscriptions sont déjà ouvertes sont :
le Seminario Homero Expósito pour travailler l'écriture de textes de chanson avec pour professeurs la crème des letristas d'aujourd'hui,
le Seminario Fundamentos musicales de Tango, niveau 1 et 2, qui s'adressent à tous les publics (il s'agit d'une initiation à l'écoute intelligente du tango). Il faut avoir suivi le premier module pour participer au second.

Les trois formations sont dirigées par le musicien et écrivain Alejandro Martino.

Les cours commenceront à la mi-avril 2017.



Les inscriptions se font directement dans les bureaux de la Academia Nacional del Tango, avenida de Mayo 833, du lundi au vendredi, entre 16 et 20h.

mercredi 30 novembre 2016

Fêtons le Día nacional del Mate [Coutumes]


Le 30 novembre a été déclaré fête nationale du mate en 2014, sur initiative d'une députée de la Province de Misiones et d'un décret d'application de janvier 2015. Il s'agit donc de la deuxième édition de cette fête qui va donner lieu à des manifestations culturelles variées, dont des conférences, dans les provinces productrices. La date a été choisie parce qu'il s'agit de l'anniversaire de naissance de Andrés Guacari y Artigas (1778- ? 1821), le premier homme issu des peuples originaires, en l'occurrence le peuple m'byá (guarani) qui ait pris part aux luttes de l'indépendance comme officier supérieur et gouverneur de province. Le premier et sans doute le seul ! La légende veut qu'il ait fortement contribué à faire repartir la culture de la yerba mate, laissée quasi à l'abandon depuis l'expulsion des jésuites en 1767, eux qui avaient su développer les plantations jusqu'à en faire l'une des ressources principales de la région aujourd'hui partagée entre les provinces argentines de Misiones et Corrientes.

Affiche du documentaire de 2014 (production INCAA-Province de Corrientes)

Depuis le XVIIIème siècle, tous les Argentins, les Uruguayens, les Paraguayens et les Chiliens consomment l'infusion inspirée aux jésuites par une pratique indienne transformée à la mode du thé anglais (on a versé de l'eau chaude sur la plante hachée en lieu et place de l'eau fraîche ou des jus de fruits indigènes).


La fête du jour permet à la presse de sortir de l'actualité sinistre (hommage à Fidel Castro à Cuba et sur tout le continent, catastrophe aérienne qui a fait disparaître tout un club de football brésilien en Colombie, préoccupante et durable chute de la consommation des ménages en Argentine malgré la perspective des fêtes de fin d'année...) pour mettre quelques notes de couleur et d'érudition chimico-diététique dans les éditions du jour (le mate est bourré de vertus organoleptiques pour autant que l'on utilise l'eau à des températures raisonnables, soit entre 75 et 80° !)

C'est aussi l'occasion de rappeler la figure assez oubliée à l'échelle nationale du Comandante Andresito, que la présidente Cristina Kirchner a cru bon d'élever très largement post-mortem au grande de général, en avril 2014, ce qui a ravi une partie de son électorat dans les provinces du Litoral. Elle avait aussi fait financer un documentaire commenté par l'auteur-compositeur interprète Victor Heredia, Buscando al Comandante Andresito, où le réalisateur donne à entendre la langue guaranie qui était celle du héros.

On n'a pas de portrait du vivant d'Andresito
Les illustrateurs s'en donnent donc à cœur joie
Ici, un portrait à la mode révolutionnaire mais exécuté en 1945

Andresito était donc né le jour de la saint André (d'où le choix de son prénom), en 1778, dans l'ancienne mission jésuite de Santo Tomé (Corrientes aujourd'hui), dans une famille aborigène catholique comme l'immense majorité du peuple m'byá à cette époque. A quelques mois près, il avait donc le même âge que José de San Martín (1778-1850), né à Yapeyú (également dans l'actuelle province de Corrientes), et que Bernardo O'Higgins (1778-1842), qui a libéré le Chili, il y a deux cents ans, comme général chilien de l'Armée des Andes, placée sous le haut commandement de San Martín qui l'avait levée et organisée du côté argentin. Andresito ne savait pas lire, il était né trop tard pour bénéficier des écoles que la Compagnie de Jésus avait répandues dans toute la région sur laquelle elle avait obtenu du roi d'Espagne un privilège d'exclusivité. On ne connaît pas avec précision les circonstances de la mort du héros, sinon qu'elle est intervenue sur le territoire brésilien, sans doute à Rio de Janeiro, la capitale de l'empire lusophone à cette époque. Andresito a pris part aux luttes pour l'indépendance en se joignant d'abord aux troupes du général Manuel Belgrano (1770-1820), le premier des révolutionnaires à être venu guerroyer dans cette partie du territoire, dès 1811, dans la première année de la Révolution de Mai. Très vite, lorsque les troupes sont passées sous le commandement de José Rondeau, au comportement beaucoup plus agressif vis-à-vis des populations amérindiennes, Andresito a rejoint les combattants de la Ligue fédérale, animée par l'Uruguayen José Gervasio Artigas (1764-1850), jusqu'à la défaite de celui-ci, devant les Portugo-brésiliens, à Tacuarembó en 1820. La guerre était alors finie pour la Ligue Fédérale en tant que telle. Artigas trouva abri au Paraguay, dont le dictateur, Gaspar de Francia, l'accueillit, sous la condition qu'il ne prenne plus aucune part à la vie politique et militaire. Andresito se retrouva prisonnier, exilé à Rio. Entre temps, Andresito avait assumé la direction politique du nord-est argentin et avait été adopté par Artigas, qui en avait fait son premier lieutenant sur la rive occidentale du fleuve Uruguay.

Une lettre de 1815, signée par Andrés Guacari mais écrite par son conseiller spirituel

Aujourd'hui, une marque de yerba mate porte son nom, une modeste production qu'on ne peut se procurer que dans des petites épiceries (mais ce n'est pas la meilleure du marché). Il est aussi présent dans la toponymie, puisqu'il a donné son nom à une ville dans la province de Misiones, la plus au nord de l'Argentine (côté est).

Pour en savoir plus :
lire l'article de La Nación (édition d'hier)
lire l'article de El Litoral (le quotidien de Corrientes)
consulter la fiche du documentaire Buscando al comandante Andresito (à la recherche du commandant Andresito)

Une petite dernière avant les longues vacances d'été [à l'affiche]


Ce vendredi 2 décembre 2016, à partir de 21h, la Milonga de la Uni fait sa grande dernière de l'année. Comme d'habitude, l'entrée est libre et gratuite, avec une participation volontaire à partir de 25 $ pesos et toute la recette ira à la coopérative d'une école.

Tombola, buffet, démonstrations et cours pour débutants et intermédiaires de 21h à 23h (le niveau avancé n'existe pas puisqu'il y a toujours quelque chose à apprendre en matière de tango).

Cette milonga est organisée et animée par les élèves de troisième année du Centre de Formation du Tango de Buenos Aires (Centro Educativo del Tango de Buenos Aires) qui dépend du Gouvernement de la Ville.

mardi 29 novembre 2016

Cap au sud dans les quartiers nord [à l'affiche]


Ce vendredi soir, 2 décembre 2016, à 21h, alors que Buenos Aires commence à voir venir l'été, Jacqueline Sigaut vous propose de faire cap vers le sud avec cette soirée de musique patagonienne avec un duo de chanteurs et instrumentistes, Nora Passolano et Andrés Larzen. Rendez-vous dans le quartier de Palermo, du côté de Plaza Italia, dans le nord de la capitale argentine.

samedi 26 novembre 2016

Contre-offensive médiatique de l'opposition [Actu]

Felipe Pigna, de plus en plus mal rasé, et María Seoane
font la couverture des pages culturelles de Página/12 ce matin
Les quotidiens argentins ont bouclé trop tard dans la nuit
pour rendre compte de la mort de Fidel Castro dans leurs éditions papier.

Cette semaine, le groupe médiatique Octubre, qui a soutenu les gouvernements de Néstor et Cristina Kirchner et qui se place ouvertement dans l'opposition à Mauricio Macri, met le paquet contre les oligarchies argentines revenues au pouvoir selon lui en les dénonçant dans le prochain numéro mensuel de Caras y Caretas.

Le groupe Octubre a récupéré l'ancienne directrice de Radio Nacional, la très kirchneriste María Seoane, et l'a nommée directrice des contenus de son mensuel, à côté du directeur-général qui n'est autre que l'historien-couteau suisse Felipe Pigna qui a, lui, conservé son émission sur les ondes de Radio Nacional (écrivain, documentariste, producteur et animateur radio, journaliste, etc.).

Le numéro de novembre du mensuel illustré sera vendu avec Página/12, le quotidien du groupe qui possède aussi la radio AM 750 et qui était le producteur de l'émission de télévision 678, qui faisait tous les soirs la propagande gouvernementale sur la chaîne de télévision publique du lundi au vendredi et qui a été arrêtée dès la prise de fonction de Mauricio Macri. Página/12 annonce le retour d'une revue rendue plus démocratique, pluraliste et progressiste mais on peut avoir quelques doutes sur les deux premiers adjectifs. Le pluralisme démocratique n'est pas la marque de fabrique du Grupo Octubre.

Le numéro d'octobre 2016 était consacré au tango contemporain
Le nouveau magazine a volé jusqu'au lettrage du titre de son prédécesseur
Quelle tromperie sur la marchandise !

L'opération Caras y Caretas est très contestable : le titre prétend récupérer la gloire d'un ancien hebdomadaire fondé par Fray Mocho à la Belle Epoque, en octobre 1898, mais qui a cessé de paraître en 1939 (1). Il n'y a donc aucun lien entre le mensuel actuel et l'hebdomadaire historique, ce qui n'empêche pas le site Internet du premier de revendiquer, avec un culot inouï, à la limite de l'immoralité, la paternité et la propriété intellectuelle des premières couvertures dont les très beaux dessins en quadrichromie ont fait la réputation de ce premier magazine illustré argentin.

Décidément, le groupe Octubre montre un visage de moins en moins sympathique avec ces impostures et ces stratégies de bernard-l'hermite, ce crustacé qui s'abrite dans des coquilles vides. Il prospère de cette manière sur le manque de culture historique du public argentin et son corollaire, le penchant d'une bonne partie du lectorat, de droite comme de gauche, au complotisme.

Pour en savoir plus :
visiter le site Internet du nouveau Caras y Caretas (qui a osé s'attribuer un nom de domaine en .org alors qu'il s'agit d'un magazine commercial comme n'importe quel autre titre de presse).



(1) A plusieurs reprises, j'ai renvoyé mes lecteurs au Caras y Caretas authentique lorsque j'ai consacré certains de mes articles à des événements historiques comme la bataille de Verdun (pour mon article n° 4900), l'arrivée au pouvoir du président Hipólito Yrigoyen, il y a cent ans ou sur le centenaire de la déclaration d'indépendance, l'un de mes articles du 9 juillet dernier.

vendredi 25 novembre 2016

Après vendredi, un samedi musical chez Jacqueline [à l'affiche]


Demain, samedi 26 novembre 2016, à 21h30, Jacqueline Sigaut accueillera chez elle, dans le quartier de Palermo, la chanteuse Victoria Morán et le guitariste Osvaldo Burucua, pour une soirée qui promet !

jeudi 24 novembre 2016

Hommage au poète Héctor Negro ce soir à la Academia Nacional del Tango [à l'affiche]


Ce jeudi 24 novembre 2016, à 19h, la Academia Nacional del Tango rendra hommage à l'un de ses membres décédés il y a quelques mois, le poète Héctor Negro (1). On diffusera un documentaire intitulé Gorrión nomás (un moineau, sans plus). Le poète aimait beaucoup ce passereau autrefois si commun dans la grande ville qu'est Buenos Aires, ce tout petit oiseau opportuniste et chapardeur qui symbolise le petit peuple argentin, qui lutte pour survivre dans sa misère...

Ce documentaire est dû au tangologue Carlos Varela qui travaille depuis 2008 à recueillir les souvenirs et les analyses des grands du genre comme Horacio Ferrer, Pascual Mamone, Susana Rinaldi, Raúl Garello, etc. Dans le film de ce soir, Héctor Negro raconte sa vie à la première personne et récite quelques uns de ses textes.

Entrée libre et gratuite, au 830 avenida de Mayo, 1er étage.



(1) Héctor Negro fait partie du corpus de 109 poèmes et letras de dix auteurs contemporains que j'ai publiés et traduits dans Deux cents ans après, le Bicentenaire argentin à travers le patrimoine littéraire du tango, Tarabuste Editions, décembre 2010 (n° spécial de la revue Triages). Héctor Negro est également présent dans Barrio de Tango, recueil bilingue de tangos argentins, Editions du Jasmin (mai 2010).

Entre Maule et Tours, le salon du livre de jeunesse de Montreuil [ici]

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Pour la première fois cette année, je participerai le jeudi 1er et le samedi 3 décembre 2016 au grand rendez-vous de l'édition jeunesse française de Montreuil, en Seine Saint-Denis, sur le stand des Editions du Jasmin, pour y dédicacer en premier lieu Contes animaliers d'Argentine mais aussi mes autres livres sur l'Argentine et la variété de sa culture populaire, Barrio de Tango, San Martín à rebours des conquistadors, San Martín par lui-même et par ses contemporains (tout frais réédité) ainsi que Tango Negro (la version française du livre de Juan Carlos Cáceres).

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Comme pour n'importe quel autre salon, je compte apporter tout ce qu'il faut pour une dégustation de mate, si les services de sécurité ne voient pas d'un mauvais œil mon thermos d'eau chaude. Normalement, cela devrait passer mais je ne promets rien...

L'entrée générale à ce salon est payante le week-end.
Jeudi 1er décembre : entrée gratuite pour tous. Le salon est ouvert de 9h à 18h
Samedi 3 décembre : entrée générale à 5 € (dont 4 en chèque-livre si vous achetez votre laissez-passer en ligne). Le salon est ouvert jusqu'à 20h.
L'entrée payée à la caisse à 5 € ne comporte pas de chèque-livre.
Attention : personne ne peut être admis dans le salon sans disposer de son laissez-passer, que l'on peut obtenir sur le site Internet de la manifestation.

Ce salon In Seine-Saint-Denis ® vous propose 400 exposants et plus de 700 rencontres sous le thème général de Sens dessus dessous, à l'Espace Paris-Est Montreuil, 128 rue de Paris à Montreuil (M° Robespierre). Une belle façon de rehausser l'image de ce département si décrié et si maltraité dans les médias.

Toute l'information est disponible sur le site Web et sur la page Facebook de la manifestation.

Ajout du 1er décembre 2016 :
Petite incertitude ce matin sur ma participation. Une cheville foulée, par accident hier soir, compromet ma capacité à me rendre jusqu'au salon. Si une solution se présente, j'y vais. Sinon, je dois ménager mes articulations pour assurer au moins mes engagements suivants.

Ajout du 2 décembre 2016 :
Participation confirmée pour le samedi 3 décembre. Eclopée mais debout !

Demain, vendredi musical chez Jacqueline Sigaut [à l'affiche]


La chanteuse Jacqueline Sigaut recevra chez elle demain vendredi 25 novembre 2016 à 21h30 son confrère et ami, Luis Filipelli, accompagné par le guitariste Leonardo Andersen, selon les modalités habituelles à ce rendez-vous d'excellente musique à la bonne franquette.

Pour participer, il faut suivre les consignes indiquées sur l'affiche.

Pour mieux connaître ces artistes, cliquez sur leur nom dans le bloc Pour chercher, para buscar, to search ci-dessus. Vous remonterez ainsi en page d'accueil tous les articles qui leur ont déjà été consacrés dans Barrio de Tango.

mardi 22 novembre 2016

Avec San Martín, à Tours, le 10 décembre [ici]

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Ce dimanche 10 décembre 2016, le salon La Plume et l'Epée, organisé par le forum de la pensée militaire, fera une petite place au général argentin José de San Martín (1778-1850), qui porte -et ce n'est pas un hasard- le nom du saint évêque de la capitale tourangelle (1). Le salon se tient à l'hôtel de ville de Tours. J'y dédicacerai la biographie, San Martín à rebours des conquistadors, et le recueil de documents historiques (multilingue), San Martín par lui-même et par ses contemporains, dans ses habits neufs (voir mon article d'hier), ainsi que Contes animaliers d'Argentine, qui relèvent eux aussi de l'histoire du pays et relatent, de manière indirecte bien sûr, plusieurs épisodes militaires comme la Guerra Gaucha, une des modalités de la guerre d'indépendance, la Conquête du Désert (mais vue à travers l'expérience des mapuches combattus par l'armée régulière descendue de Buenos Aires sous les ordres du général Julio Argentino Roca) ou, en remontant dans le temps, la première rencontre des aborigènes andins avec les armes à feu des blancs...

Cliquez sur l'image pour lire la quatrième de couverture

A 14h30, une conférence portera sur la personnalité historique de saint Martin de Tours en sa qualité de soldat. En général, on se souvient assez bien de l'anecdote du manteau coupé en deux, abondamment représenté dans l'iconographie médiévale, mais on oublie qu'il s'agissait bel et bien d'une part de son uniforme.

Je verrai si je peux apporter sur place le mate et le matériel pour le préparer. Avec un aller-retour dans la journée, c'est loin d'être évident.

Entrée libre et gratuite de 10h à 17h (le lendemain matin, j'enchaînerai avec le salon jeunesse de Neuilly-Plaisance, en Seine-Saint-Denis).

Pour aller plus loin :



(1) Il y a plusieurs San Martín dans l'histoire espagnole. Lorsqu'il s'agit d'hidalgos, ce qui est le cas en ce qui concerne don José, ce patronyme remonte souvent au tout début de la Reconquista espagnole, lorsque les compagnons du Cid Campeador (celui que Pierre Corneille a fait connaître aux Français) se mirent sous la protection des saints de la piété populaire. C'est ainsi qu'on retrouve dans les familles nobiliaires de la Péninsule les patronymes comme Santa Ana (ou Santana), Santa María (ou Santamaría), San Martín (un légionnaire romain qui avait évangélisé la ville gallo-romaine de Tours) ou Santiago, du nom de Jacques, frère du Seigneur dont la ville de Saint-Jacques de Compostelle (Santiago de Compostela) garderait les reliques.

Dernière soirée Cucuza Menesunda pour la saison [à l'affiche]


Le chanteur Cucuza reprendra une dernière fois pour 2016 son tour de chant intitulé Menesunda, qui mêle le tango et le rock, au Galpón B, Cochabamba 2536, avec son fidèle trío inestable, son fils Mateo Castiello à la guitare, Noelia Sinkunas au piano et Sebastián Zasali au bandonéon.

A cette fine équipe s'ajoute une flopée d'invités.

Donc rendez-vous samedi 25 novembre 2016, à 21h au Galpón B.

Présentation de la Orquesta Típica La Martino au CAFF [à l'affiche]


C'est un jeune compositeur et musicien qui présentera ce soir, mardi 22 novembre 2016, à 21h30, au CAFF, Sánchez de Bustamante 772, son premier disque, qui porte le nom de l'orchestre qu'il a fondé, la Orquesta Típica La Martino. Nehuén Martino n'a pas encore vingt-cinq ans et comme son prénom mapuche l'indique assez bien, il vient de Patagonie, une origine peu fréquente dans le monde du tango, plutôt portègne, bonaerense (Province de Buenos Aires), santafesino (Rosario en particulier) et cordobés (Córdoba)...

L'orchestre, qui a déjà pas mal tourné dans Buenos Aires et à l'étranger, notamment à Berlin, récemment, se compose de 15 musiciens, dont deux chanteurs, une formation importante de nos jours, dont il faut espérer qu'elle pourra survivre dans les conditions économiques difficiles que les artistes traversent.

Le disque présente des morceaux originaux, composés par Martino, qui entend rester fidèle à la tradition de la musique à danser (bailable), qui ont fait les beaux jours des grandes formations classiques, notamment celle de Alfredo Gobbi, dont Martino se dit grand admirateur et entend recueillir l'héritage sans passéisme, dans la modernité de notre siècle.


La jaquette de ce premier CD montre une photo d'un lac de la province de Chubut, dont Nehuél est natif : un lac dont la végétation a été détruite il y a quelques années par une série d'incendies criminels qui ont dévasté la région de Lago Puelo (d'où ce cliché enfumé et obscur). Une catastrophe écologique pour cette province du grand sud argentin.

Cette plongée dans le tango n'est donc pas un reniement de ses racines mais tout le contraire : Martino entre dans la musique de la grande ville en portant très haut son drapeau régional.

Le groupe dispose d'un site Internet et d'une page Facebook. L'un comme l'autre vous permettent de découvrir cette musique qui fait irruption dans la movida tanguera et rejoint la grande variété de musiciens qui font vivre le genre depuis une trentaine d'années.

Página/12 a publié une interview ce matin. Sur les pages du groupe, vous pouvez accéder aux autres interventions, en particulier sur Radio Nacional et La 2 x 4.

Pour aller plus loin :

lundi 21 novembre 2016

Dernier salon avant Noël : rendez-vous à Neuilly-Plaisance [ici]


Au lendemain du salon La Plume et l'Epée à l'hôtel de Ville de Tours, où l'accent sera mis sur le général San Martín et dont je vous parlerai dans un très prochain article (1), je serai au salon du livre jeunesse de Neuilly-Plaisance (93), 3ème édition, pour y dédicacer l'ensemble de mes ouvrages sur la culture argentine mais plus particulièrement les Contes animaliers d'Argentine, qui sous l'apparence des animaux racontent en fait la société toute entière tout en revisitant les paysages et l'histoire du plus vaste pays de l'Amérique hispanique.

Cliquez sur l'image pour lire la quatrième de couverture

Je serai présente comme d'habitude sur le stand des Editions du Jasmin, avec une dégustation gratuite de maté argentin. Ce sera un lourd week-end qui terminera en beauté un automne riche en salons avec des publics très variés, avant le faux calme des mois d'été austral, que je consacrerai comme toujours à faire avancer mes autres projets, un article historique en espagnol (pour une revue de Buenos Aires) et un septième livre à publier dans une autre maison (et j'ai du travail sur la planche !)

Le salon se tient dans la salle des fêtes municipale, 11 avenue du Maréchal Foch.

Entrée libre et gratuite.

La manifestation, à laquelle je participerai pour la troisième fois, dispose d'une page Facebook.



(1) Et il en faudra encore un autre pour le Salon du livre et de la presse de jeunesse de Montreuil, auquel je participerai pour la première fois le 1er et le 3 décembre prochain.

Présentation du livre de García-Blaya ce soir à la Academia [à l'affiche]


Pour l'une des dernières soirées académiques de cette année, la Academia Nacional del Tango donne la parole à Ricardo García-Blaya, fondateur et éditeur du site encyclopédique Todo Tango, pour la présentation du livre qu'il a sorti il y a un an, en décembre 2015 : Tango argentino, Memoria y Testimonio, apuntes sobre títulos, letras y discos.

Ricardo García-Blaya sera en dialogue avec le président de l'institution, Gabriel Soria.

L'espace artistique sera confié à la chanteuse María José Mentana.

Entrée libre et gratuite comme d'habitude, ce soir, lundi 21 novembre 2016, à 19h30, avenida de Mayo 833, 1er étage.

Le nouveau San Martín est arrivé [ici]


Les Editions du Jasmin viennent de sortir la deuxième édition de San Martín par lui-même et par ses contemporains, l'anthologie de documents historiques (1) que j'avais publiée en mai 2014.

Dans cette nouvelle édition, j'ai ajouté des précisions et des corrections historiques, correspondant à l'avancée de mes recherches au-delà de la publication. J'ai aussi modifié mes traductions pour obtenir une plus jolie mise en page des documents bilingues (anglais-français et espagnol-français). La nouvelle rédaction reste fidèle au sens mais elle s'adapte mieux à la taille du texte original (en général, les traductions en français augmentent le nombre de caractères). Quelques notes en bas de page ont aussi connu quelques modifications en fonction de certains détails biographiques dont j'ai eu connaissance après la sortie du livre.

Nous avons profité de cette réédition pour nettoyer le texte de toutes les coquilles que nous avions laissées parce qu'au printemps 2014, nous ne parvenions plus à détecter. Les trois langues impliquées dans l'ouvrage, le français, l'espagnol et l'anglais, avaient eu raison de toutes nos relectures et de notre capacité d'attention, à tous, relecteurs, auteur et même logiciel de correction super-performant, qui n'arrivait pas à digérer ce trop gros pavé (ses capacités techniques se sont améliorées depuis).

Cliquez sur l'image pour lire la quatrième de couverture

Le livre est disponible chez l'éditeur, au même prix qu'à sa sortie il y a deux ans et demi, et sutout en commande (2) chez tous les libraires qui connaissent leur métier et le pratiquent avec conscience.

C'est cette nouvelle édition que je présenterai le 10 décembre 2016, à Tours, au salon La Plume et l'Epée du Forum de la Pensée militaire.

Pour en savoir plus sur l'ouvrage, reportez-vous à mes articles le concernant dans Barrio de Tango et sa page de présentation sur mon site Internet.



(1) Je suis à nouveau plongée dans ce corpus que je suis en train d'enrichir, pour les besoins d'un prochain article à paraître en espagnol à Buenos Aires. Ce qui vous explique le rythme inhabituel de ce blog, qui fait les frais de la conjonction de planète : beaucoup de salons avant Noël et nouvelles recherches historiques.
(2) Comme mes autres livres. Les libraires n'ont pas la capacité à tenir en stock tous les livres disponibles sur le marché. La plupart du temps, il faut donc les commander.